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Les stages que je donne (distillation alcool, spagyrie…) sont annoncés dans l'agenda de ce site.

Hommage à Philippe Traber

Hommage à Philippe Traber…

J’ai eu du mal à accepter la nouvelle de la mort de Philippe Traber (survenue dans la nuit du 7 au 8 octobre 2018) qui devint, le temps de peu de rencontres, incontestablement mon Alcoomaitre… J’ai eu à cœur de tenter de rapporter quelques souvenirs en guise d’hommage. J’ai mis le temps pour y arriver…

Philippe traber 2018
Quand j’ai commencé la distillation des eaux-de-vie, en 1998, un ami spécialisé dans les alcools à Gault et Millau me recommanda chaudement la visite de quelques maitres étoilés dans le monde de la distillation, en Alsace notamment.
J’ai appelé la première de ces stars qui m’a, trop vite sans doute, répondu que « Si vous voulez avoir mes secrets, je vous le dit tout de suite, c’est non ! ». Bon, pas grave… Le suivant, c’était Philippe Traber : « Vous voulez devenir distillateur ? Vous êtes courageux ! Vous voulez venir voir comment je travaille ?, oui, quand ? » Et je parti pour Ribeauvillé, une bouteille de la bonne (?) prune de ma campagne (dans la vallée de l’Ouche en Côte d’Or où j’ai eu mon premier alambic) dans mon sac…
Un peu en retard au rendez-vous (Ach ! la précision en Alsace…), je ratais le patron et c’est Nathalie, sa femme, qui prit le temps de me faire goûter quelques unes des 80 eaux-de-vie du catalogue (environ 50 si mon souvenir est fidèle…) et puis à son retour, Philippe m’expliqua un peu avec une simplicité inoubliable comment il suffisait d’être simple et consciencieux pour bien travailler…
Ce jour-là, j’ai réalisé à quelle point une eau-de-vie pouvait être brillante et pure, comment elle pouvait aider à se réconcilier, comment elle pouvait se faire l’ambassadrice de la nature, comment elle donnait joie, espoir et foi…
La distillerie Metté :
3 alambics à repasse totalisant environ 800 litres… un matériel simple mais adapté au besoins et au goût de la maison, l’eau du robinet (à Ribeauvillé, ville thermale, l’eau du robinet, non traitée venait d’une source faiblement minéralisée), les fruits magnifiques de la région… Pour l’aspect matériel, c’était quasiment tout !

Les alambics de la distillerie mette


Après cette première rencontre, je passais à la cave coopérative pour goûter les vins correspondants aux marcs découverts chez les Traber, puis, mon fidèle Mercedes m’a emmené (c’est pas vrai, c’est moi qui ai conduit ! Je suis resté absolument lucide, c’est ça le plus merveilleux !) dans une clairière voisine pour y passer la nuit.
Je me levais en pleine forme le lendemain, plein d’enthousiasme pour aller acheter au marché de Ribeauvillé les fruits découvert la veille dans la distillerie Metté…
Ce premier séjour a donné un sens et une dimension déterminants dans ma vie de distillateur, je suis encore aujourd’hui porté par cette visite…

Plus tard, lorsque mes distillats prenaient de l’esprit et moi de la bouteille (c’était facile, désolé…), lorsque un marc ou un bouquet particulièrement réussi éveillait en moi un agréable sentiment de satisfaction, j’allais chercher la « boussole », c’est-à-dire la bouteille de Marc de gewurtz vendanges tardives offerte par Philippe lors de cette première visite (je suis toujours ressorti de chez lui avec quelques bouteilles offertes en marque d’encouragement et de soutien), et un petit verre me remettait vite à ma place et m’encourageait à continuer encore et encore…
      ((photo « La boussole »))

Aujourd’hui, la « Boussole » est vide et depuis la disparition de Philippe mon serpentin perd un peu le nord…

J’ai évoqué la simplicité du travail magnifique de Philippe (1), qui va de pair avec le grand soin qu’il apportait à chaque, ou plutôt à toutes les étapes du travail. Ça va avec la simplicité de la production : bouteilles simples traditionnelles, prix réalistes basés sur le travail et non sur le marché… Lors d’une interview, Philippe disait qu’il ne parlait pas beaucoup de ses produits : il les laissait parler d’eux-même, c’était suffisant en effet !
Il y a une chose remarquable chez ce maitre de la distillation traditionnelle, c’est son goût pour l’invention et l’innovation. Les eaux-de-vie de Philippe Traber ont un équilibre étonnant et unique de tradition et de modernisme. De nombreuses recettes innovantes ont été inspirées de sa fréquentation des grandes tables (héritage de son maitre et parrain Jean-Paul Metté). Ainsi Les eaux-de-vie d’amandes, de café, de gingembre ou de Reine des prés (sans oublier l’esprit d’ail dont j’ai encore un souvenir vivace en bouche 20 ans plus tard…)… Il y a une très nette tonalité générale dans les eaux-de-vie de Philippe : limpidité, clarté ou peut-être lucidité presque froide de perfection qui paradoxalement ne retire en rien à leur chaleur et leur densité de vie… Il y a aussi une douceur sucrée caractéristique qui n’enlève pas de profondeur aux arômes ni à l’expérience comme le sont toujours les eaux-de-vie édulcorées. Enfin, l’ivresse que provoque une eau-de-vie Metté est solaire, belle, sobre, sereine (je le sais des clients que j’ai fréquentés dans un restaurant dont j’avais un temps en charge la carte des spiritueux et qui évidemment se fournissait à la distillerie Metté).

Alors, un très bel esprit, visionnaire et ancré dans la tradition des eaux-de-vie d’Alsace nous a quitté, nous laissant presque orphelins quelque part… Philippe, le maitre discret, le garant d’une très solide tradition nécessaire à notre époque de renaissance de l’eau-de-vie artisanale…
Philippe, on est en plein renouveau de la micro-distillerie, c’était pas le moment !
Alors bon voyage puisque l’on doit maintenant s’y faire ! On essayera de garder le flambeau comme on pourra, et quelques-une de tes belles bouteilles nous serviront encore longtemps de boussoles !

Quelques mots sur la tradition des eaux-de-vie en Alsace.
Cette région magnifique et précieuse a une place à part dans le monde des spiritueux. Les eaux-de-vie d’Alsace se distinguent par plusieurs points. Ce sont des eaux-de-vie blanches, sans traitements apportés après distillation (pas d’élevage sous bois, d’aromatisation aux plantes ou autres &c…), très fruitées, d’une grande diversité de fruits ou fleurs.
La technique est soignée et le principe est de mettre en valeur les arômes purs des fruits (cœur de distillation) étendus dans de l’eau pure qui permet de bien profiter des arômes sans rien ajouter. Le résultat est une eau-de-vie limpide et éclatante pour révéler les arômes du fruit sans aucun faux-goûts.
La technique est simple en soi, sans complexes, la clé est dans le soin apporté au travail et dans l’amour et la confiance que les alsaciens ont pour leur terre.

Le caractère du pays et de ses paysans n’est pas le seul facteur qui fait que cette région soit sans doute l’une des plus importantes en matière d’eaux-de-vie et de technique de distillation (la plus importante à mon avis). Le statut politique particulier à l’Alsace-Lorraine a été tout aussi déterminant. En effet, dans l’histoire de la distillation rurale, la règlementation imposée aux bouilleurs de crus a toujours eu une importance capitale sur la culture du schnaps (l’eau-de-vie maison). Les restrictions ont obligées les distillateurs à souvent prendre une direction qu’ils n’auraient pas naturellement choisis. Dans notre cas, l’évènement marquant est le décret de Vichy en 1942 qui interdit la distillation du cru par le bouilleur lui-même. Autrement dit, le bouilleur de cru s’est à ce moment là vu retiré la possibilité de distiller lui-même ses tonneaux de fruits chez lui pour devoir les confier à un bouilleur ambulant, sauf s’il a accès à un « syndicat communal de distillation ». À partir de ce moment là, l’intérêt porté à cette activité s’est vu décroitre, et le soin apporté à la distillation elle-même par le prestataire de service, le bouilleur ambulant, a diminué avec la qualité de l’eau-de-vie elle-même. Ajoutons à cela la destruction administrative systématique et abusive de centaines de milliers d’alambics et la disparition du patrimoine porteur de l’esprit de la distillation a suivie et à ainsi contribué à l’affaiblissement de la tradition du bouilleur de cru.
L’Alsace-Lorraine n’étant pas soumis au régime de Vichy en 1942 n’a pas subit cette nouvelle règlementation et les bouilleurs de crus alsaciens distillent encore aujourd’hui chez eux avec leur propre matériel. Je suis persuadé que la tradition de la distillation familiale (donc amateure, non commerciale) est le fondement de la tradition de l’eau-de-vie, et reste indispensable pour que la « goutte » garde son esprit si important, sa noblesse, qui la distingue de n’importe quelle production agro-alimentaire à but utilitaire (commerciale et alimentaire), les artisans distillateurs  ont un due à l’égard des bouilleurs de crus familiaux.
Je veux ici souligner l’importance de la culture populaire et la richesse qu’elle peut offrir quand elle peut s’exprimer ouvertement et légalement (c’est-dire s’épanouir au grand jour, au contraire du moonshining, distillation nocturne faite « à la lumière de la lune »).
C’est en Alsace que ce sont développées les techniques de distillation « moderne » (d’inspiration germanique toutefois). C’est aussi en Alsace le centre de la défense de la distillation amateure (avec la Fédération des syndicats de bouilleurs de crus - FNSRPE pour les intimes - à qui l’on doit la loi de 2003 sur le renouveau du statut de bouilleur de cru).
Connaissant bien la distillation dans les diverses régions de France, j’attribue à cette différence de règlementation le niveau de qualité unique dans notre pays (et que les autres régions me pardonnent, chacune a sa spécificité, sa richesse et sa beauté propre, la question n’est pas là !) dont Philippe Traber fût sans doute le champion, le plus bel exemple…

Merci Philippe pour les leçons, si agréables à déguster ces leçons d’eau-de-vie…

Toute mon amitié et mon soutien à Nathalie et Thimothée !

Matthieu Frécon
      ((photo « alambic 35 litre à Bain-Marie, chez M. … » extrait du livre de Daniel Haesinger))

Le site de la Distillerie Metté : https://distillerie-mette.com/

Photos : Philippe : Nathalie Traber, video et alambics : distillerie Metté, La boussole : Matthieu Frécon.

 

(1) Quand je parle de simplicité, je ne veux pas occulter les immenses connaissances de Philippe dans le domaine du goût, des odeurs, de la cuisine &c et bien sûr des techniques de distillateurs… dont j’ai eu un petit aperçu.

L'Alambic à nouveau disponible sur ce site !

          L'Alambic (3° édition) est à nouveau disponible sur ce site !

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Conférence de Benoît Noël sur l'Absinthe

Le dimanche 13 mai 2018 à 18h30
Benoît NOËL prononcera la conférence L’Absinthe, Muse des Peintres
au Château de la Berrière à Barbechat (Loire-Atlantique)

à l’invitation et au profit de l’Association des Amis du Château de la Berrière
Droit d'entrée à la conférence : 6 €



 

 

Plante médicinale, élixir régénérateur puis apéritif à la réputation sulfureuse, l'absinthe subjugue. Née en 1797 dans le Jura franco-suisse, la « liqueur d'absynthe » (68 à 72°) de la Mère Henriod a séduit le monde entier avant d'être interdite, en France,  en 1915. De nos jours, les rumeurs les plus contradictoires circulent toujours à son sujet. La « Fée verte » rendait-elle fou ou génial ? Réautorisée, en a-t-on retiré les substances nocives ? Muse d’essence paradoxale, l’absinthe ne semble avoir inspiré que des œuvres d’art, à sa gloire, tant celles la présentant sous un jour sombre fascinent davantage encore que celles la flattant. Oui, un peu de « Bitter du Jura » étrille le Mozart qui sommeille en vous et trop l’assassine. Oui, il existe, un génie du flacon jusqu'à un certain point, mais il n’y a pas de Dieu des ivrognes ! Cette conférence passe au crible ces questions via les chefs-d’œuvre de la peinture signés André Gill, Félicien Rops, Édouard Manet, Steinlen, Paul Gauguin, Edgar Degas, Albert Maignan, Toulouse-Lautrec, Forain, Van Gogh, Kees Van Dongen, Modigliani ou Pablo Picasso.

 

Benoît Noël : - « Apéritif né de la macération et de la distillation de plantes toniques, l’absinthe est une boisson particulièrement revigorante. Son arôme  réveille votre nez, ses teintes mêlées semblent réfraction de gemmes et sa fraîcheur surprend la langue avant que ne se déroule sur le palais, le somptueux bouquet d’anis complémentaires relevé par la pointe d’âcreté de la plante absinthe, elle-même. À l’image de la vie, la Fée verte conjugue le doux et l’amer, le miel et le fiel. Il va sans dire que l’abus escamote ces effets positifs mais le rite précieux qui engage à redistiller patiemment dans le verre à pied, ce nectar des Dieux, via l’adjonction de cinq fois son volume d’eau et au travers d’une cuillère ajourée, engage naturellement à le consommer avec dilection et épicurisme, distinction et modération »… 

 

Le conférence sera suivie d’une dégustation d’absinthe, boisson à consommer donc avec modération.

Benoît NOËL dédicacera son livre : A comme Absinthe – Z comme Zola  - L’abécédaire de l’absinthe.

 

On trouvera dans l’excellent Forum du Musée virtuel de l’absinthe, une présentation du Château de la Berrière en une chronique intitulée Une journée de l’absinthe à réitérer. 

http://www.museeabsinthe.com/forums/index.php?s=34ffcc7d84094321b5cde2ba398fa42f&showtopic=3056

PS. Benoît Noël est l'auteur de pas mal des plus beaux passages de mon livre "L'Alambic, l'Art de la Distillation" (qui vient de ressortir dans sa 3° édition) (MF).

Création du syndicat de défense de la distillation amateure et artisanale

Pour que vive la tradition de la distillation amateure et artisanale Brulaire-oc-Ill_fini.jpg

Tout le monde sait que la tradition française de l’eau-de-vie vient de la tradition des bouilleurs de cru. Ces paysans distillateurs sont connus pour avoir du lutter avec une administration toujours hostile depuis le commencement des taxations sur l’alcool (principe fondamental sur lequel on devrait réfléchir), qui entraine inévitablement la fraude.
La situation s’est tendue toujours plus jusqu’à ce que les derniers privilégiés ne représentent plus de réelle concurence pour l’industrie des spiritueux. L’administration a alors commencée à baisser sa garde et la destruction systématique des alambics a un peu diminuée. En 2003, les syndicats de bouilleurs de crus, fédérés par la FNSRPE ont obtenus une reconnaissance plus universelle et plus juste du droit de produire de l’alcool dans un but non-économique : c’est la nouvelle réglementation sur les bouilleurs de cru.

En même temps, la distillation artisanale (petites distilleries) a elle-aussi vécu une période difficile due a une politique active en matière de santé publique (lutte anti-alcoolique). Cette politique est responsable de la disparition d’une grande partie des petites distilleries mais n’a pas tellement nuit aux industriels des spiritueux (Ricard, ou les importateurs de whiskies &c…) et la consommation générale d'alcool en France n'a pas diminuée autant que la production artisanale.

On assiste aujourd’hui à une renaissance de la distillation artisanale (micro-distilleries), et à un léger retour du bouilleur de cru nouvelle manière (depuis la loi de 2003). Il y a donc un retour d’intérêts pour cette activité traditionnelle : la distillation à l’alambic.
Parallèlement, la loi régissant la distillation artisanale n’a pas évoluée depuis environ… un siècle (le Code Général des Impôts reste fondamentalement le même depuis le début du XX° siècle) ! Son action est maintenant progressivement remplacée par une législation européenne proposée par les lobbies adaptés à la taille de l’Europe : des industriels.
Ce manque de représentativité de notre passion - l’alambic amateur ou artisanal - est un vrai problème pour l’élaboration des lois qui régissent notre activité. C’est un vrai problème pour nous évidemment, mais aussi pour Bruxelles qui regrette de n’avoir pas d’autres interlocuteurs que l’industrie.

Nous sommes maintenant nombreux à ressentir le besoin d’un syndicat de défense de la distillation à l’alambic.
Les syndicats de défenses des Bouilleurs de Cru (FNSRPE) et de Bouilleurs Ambulants restent actifs et continuent leur travail propre, mais ne correspondent pas forcément à la nouvelle génération de micros-distillerie qui émerge depuis environ 10 ans.

Nous avons donc décidé de former un syndicat de défense des bouilleurs de cru et micro-distillateurs, un syndicat de défense de la distillation à l'alambic.

Une réunion de travail et festive de création de ce syndicat se tiendra à la distillerie d’Autignac (Hérault) dans les locaux de l’Atelier du Bouilleur le WE de Pentecôte les 20 et 21 Mai.

Cette première rencontre est ouverte à tous les distillateurs amateurs ou artisans.
L'ordre du jour sera : Création de la structure légale et organisation des groupes de travaux.
Le but de ce syndicat sera de créer une structure de communication avec l’administration (douanes, fraudes, Europe…), de fédérer les informations et les achats de matériel, de proposer des formations à la distillation, de participer à des activités culturelles (démonstrations &c…), et de nombreuses autres choses que l’on décidera ensemble ce we de Pentecôte à Autignac.

Martial Berthaud, le distillateur de l’Atelier du Bouilleur a fait une première lettre que je joins ici Cre ation du syndicat des distilleries artisanales et amateurscre-ation-du-syndicat-des-distilleries-artisanales-et-amateurs.pdf (101.11 Ko), je joins également ma lettre envoyé à tous ceux qui ont répondu au premier appel que nous avons fait pour lancer l’idée de ce syndicat 2 lettre2-lettre.pdf (34.04 Ko). Enfin, vous trouverez ici Horaires penteco te 2018horaires-penteco-te-2018.rtf (17.69 Ko) une grille d’horaires pour les activités de cette première rencontre.

Pour participer : lisez la lettre de Martial et l’emploi du temps proposé, puis contactez l’Atelier du Bouilleur pour vous inscrire et éventuellement réserver une chambre sur place.

Merci à tous !

PS. C’est gratuit, il y a une libre participation pour la nourriture et pour l’accueil (logement &c…). Il y aura bientôt une cotisation pour les participants, mais à l’entrée c’est gratuit…

PPS. Faites passer l’info. Merci !

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PPPS : Je donnerai une formation distillation alcool à la distillerie d'Autignac les 2 jours précédents cette rencontre (les vendredi 18 et samedi 19 Mai), renseignements ici : http://www.devenir-distillateur.com/agenda/distillation/distillation-spiritueux-et-autres-elixirs.html .

Une nouvelle distillerie à Uzès

Quentin martial a autignac

Quentin Le Cléac'h (à gauche) et Martial Berthaud (à droite) à Autignac en 2014

Un revenant dans le monde l'esprit (de vin…), Quentin Le Cléac'h vient de remonter une distillerie spiritueux à Uzès (Gard) !
Quentin avait d'abord repris ma distillerie à Autignac avec Martial Berthaud, lequel distille toujours, voyez plutôt : https://www.atelier-du-bouilleur.fr/fr/, puis il monte maintenant son unité dans le Gard.

En attendant d'en savoir plus sur ses projets pour vous les annoncer ici, voici ses coordonnées : q.lecleach@gmail.com , Bouilleurs, préparez vos tonneaux !

A la santé de cette nouvelle nouvelle distillerie ! (nouvelle nouvelle parce que qu'il y en a pas mal de nouvelles qui se montent ces-temps-ci ! :-) )


PS.
Tiens, d'ailleurs, dans la région, il y a un autre nouveau nouveau qui vient de me faire signe : c'est Olivier Luspin dans l'Aveyron : La muse du Verger (production/prestation de service) A St. Beauzely (12620). 06 09 59 91 36.
Longue vie à l'eau-de-vie !

Les élixirs de Viviane

Les Elixirs floraux de Viviane
à faire soi-même

Couv viviane le moullec

Aujourd'hui, il est possible à tout le monde de fabriquer ses propres cosmétiques et produits de soins, il y a pas mal de bouquins qui vous guident pour cela. Il devient courant de faire soi-même ses propres remèdes : mélanges d'Huiles Essentielles, phyto, huiles de plantes de soins et de massage, fleurs de Bach, voire homéopathie sont accessible à toutes les cuisines et toutes les bourses… Depuis une vingtaine d'années, Viviane le Moullec nous apprend a préparer nos remèdes spagyriques selon une méthode très simple et avec beaucoup de pédagogie et de chaleur.
La quatrième édition de son livre, qui s'appelle cette "Les Elixirs floraux de Viviane" est toujours aussi agréable et chaleureuse, et complète d'une liste de 84 plantes communes testées par Viviane et ses amis.
La technique est toute simple, pourquoi s'encombrer de difficultés ? L'important de ce travail est que l'alchimiste n'utilise pas le règne végétal dans l'espoir vain de régler ses petits (ou gros) bobos en dominant la nature, mais au contraire en y faisant des rencontres salvatrices, rencontres avec les belles plantes qui vivent autours de nous… La relation de l'alchimiste avec la nature est la clé de son bonheur. Les bocaux (c'est-à-dire les élixirs), c'est comme la confiture : c'est quand le pot évoque le verger qui nous a donné les fruits que le petit déjeuner est le meilleur.

En alchimie, il n'y a pas beaucoup de livres chaleureux comme celui-ci. Il y en a deux : La Nature Dévoilée (édition Dervy sous ce nom, ou édition Séshéta sous le nom de "La Chaine d'Or d'Homère"), et ce manuel d'élixirs spagyriques à faire soi-même par Viviane Le Moullec.
Le premier, qui date du XVIII° siècle, donne les éléments du travail sur les universels (eau de pluie &c…) et d'autres opérations relativement simples (relativement…) ce qui vous préparera facilement aux voies plus abstraites et spécialisées. Celui-ci, écrit pour nous, alchimistes en herbes du XXI° siècle, vous donnera la joie au quotidien d'être alchimiste, avec autant de simplicité que d'être jardinier…

Les élixirs de Viviane est un livre précieux pour se familiariser ou se réconcilier avec l'alchimie, que l'on soit un débutant complet ou un crack du labo… C'est un vrai classique.

Viviane anime le site Pistar qui complète ce livre : http://pistar.chez.com/
Les Elixirs floraux de Viviane est publié par les éditions du Dauphin à Paris et sur Internet. 23,90 €

PS. J'avais déjà écris un article sur Viviane, l'une des deux femmes alchimistes et auteures françaises, ici : http://www.gouttelettes-de-rosee.ch/pages/alchimie-medecines-alchimiques/l-alchimie-est-elle-vraiment-un-travail-de-femme.html.

Devenir Distillateur Solaire 2017

Deux nouvelles en une, plus une troisième en prime (heu… vous avez suivi ?)

Pour commencer, la dernière nouvelle… Comme mes amis le savent bien, j'ai abandonné la distillation des alcools en Languedoc en 2014 pour des raisons de fatigue au niveau administratif. Heureusement, mes amis Quentin Le Cléach et Martial Berthaud ont repris mes alambics à Autignac et la vie continue dans le faugérois (la principale activité de cette distillerie est la Fine Faugères, un genre de cognac local, en meilleur bien sûr).Alambics couleur web Martial est toujours aux manettes des alambics à l'enseigne de L'Atelier du Bouilleur, Quentin est parti pour maintenant monter sa propre affaire sous un pavillon encore inconnu mais que je ne manquerai pas de vous signaler dès qu'il sera hissé-haut (en attendant, voici son "mur amical").Logo a du b 1

A Autignac, j'y donne des stages de distillation (les dates sont données ici : http://www.devenir-distillateur.com/agenda/). Le prochain est complet bien-sûr, mais il y aura 3 dates annoncées à partir de septembre. Et nous avons aussi toutes sortes de collaborations des plus spiritueuses qui nous amène à la deuxième nouvelle, celle juste avant la vedette américaine qui suivra enfin.

La seconde nouvelle, c'est que j'ai repris la distillation, à Sion (du bois, mais c'est une autre histoire…). J'habite maintenant dans le Valais en Suisse (près de Sion donc), à Sarreyer d'où je vous écris et d'où je prépare mes prochains spiritueux. La région est merveilleuse pour plusieurs raisons : nous sommes entourés d'Absinthes sauvages d'une variété locale particulièrement envoutante, ça compte ! La deuxième raison est que l'altitude permet de distiller à faible température, c'était mon rêve (et qu'il y a assez de neige pour être empêché de faire toute autre activité que le ski pendant plusieurs mois par an…). La troisième raison (qui me console du Languedoc qui n'a pas que des inconvénients) est un ensoleillement exeptionnel (c'est le lien vers la troisème nouvelle). Notre distillerie va se consacrer à la distillation de spiritueux (absinthe au premier chef), la fabrication de cosmétiques et produits de soins &c… (ça, c'est Florence Thiéblot qui orchestre, voyez plus loin), et de fabrication de produits spagyriques (la Suisse connait bien et apprécie cette médecine douce que les français ignorent au profit du lobby pharmaceutique). Esprits, Corps, et Âme… C'est beau non ?
Bref, on est en train de faire le site de la distillerie qui vous expliquera tout ça en détail bientôt…

La dernière nouvelle aujourd'hui, qui arrive avec l'arrivée du printemps, c'est que nous démarrons (à partir de maintenant, je dirai "nous", vous comprenez je pense) un partenariat avec un fabricant de fours solaires : IDCOOK (http://www.idcook.com/). Annonce stage idcook

Barbecue solaireVous avez sans doute remarqué que j'utilise l'énergie solaire dans pas mal de travaux, y compris la distillation (la microdistillation jusque-là). Je pratique aussi la cuisson solaire avec une parabole ou une loupe pour mes élixirs alchimiques ou diverses médecines dérivées, ainsi que le séchage solaire avec un cuiseur de type "boite". Avec IDCOOK, nous sommes en train de développer un petit système de distillation solaire et diverses inventions lumineuses que je ne manquerai pas de vous présenter…

En attendant l'alambic solaire (dont il existe déjà des modèles qui datent de la nuit des temps, voyez plutôt : http://www.devenir-distillateur.com/blog/alchimie-medecines-naturelles/la-distillation-en-camping.html), je vous propose de visiter le site de nos amis : http://www.idcook.com/ . Si vous voulez vous équiper, vous pouvez donner ce code qui vous donnera droit à 5 % de remise :

          DevenirDistillateurSolaire2017

De notre côté, nous avons aussi un intérêt qui nous permettra de nous équiper en matériel solaire et d'avancer dans le projet de concevoir un vrai alambic pro solaire. Merci !

Et puis la cerise sur le gâteau…
Florence, la dame aux plantes et aux recettes, celle qui cultive et récolte, qui prépare les mixtes &c… est aussi une merveilleuse cuisinière, végétarienne de surcrois. Elle anime des stages cuisine végétarienne/végan (voyez le programme ici :
http://www.devenir-distillateur.com/agenda/cuisine-vegetarienne-vegan-et-ou-solaire/) pendant mes propres stages de spagyrie (au bénéfice de tous les participants !). Les stages cuisine en belle saison seront évidemment sous la bienveillance d'Hélios le chaleureux et grillades et gateaux seront cuits avec les fours solaires IDCOOK si les Néphélées ne s'en mellent pas…


Je vous donne donc bientôt des nouvelles de nos nouveaux spiritueux, cosmétiques et autres médecines universelles ; ainsi que de nos prochaines inventions avec IDCOOK, et le menu des stages à venir… En attendant, je vous laisse rêver sur le site de
IDCOOK (n'oubliez pas le code : DevenirDistillateurSolaire2017 !).

Pour finir, un petit rappel et le lien vers une page discrète et lumineuse de ce site : http://www.devenir-distillateur.com/pages/content/l-elixir-solaire-de-stephane-barillet.html

 

L'eau solarisée de Stéphane Barillet

 

C'est tout pour aujourd'hui !

 

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Appel à l'entraide

Help !   Logo a du b

Mes amis Martial Berthaud et Quentin Le Cléach de l'Atelier du Bouilleur, qui sont mes successeurs à la distillerie d'Autignac (où l'on fait la fameuse Fine Faugères dans l'Hérault) viennent de se faire cambrioler. Heureusement, pas d'alambics disparus, mais seulement le camion-plateau (sans chargement de vin, ouf !)…
Ce n'est donc pas très grave, rien d'affectif ou de violent (mais bon quand-même…), juste de l'argent. Le camion est parti dans la nuit de Jeudi à Vendredi sous les yeux des distillateurs… L'assurance ne se sent pas concernée.

Photos : la cour de la distillerie avant/après…
CamionSans camion

Quand Martial m'a prévenu, je lui ai tout de suite proposé de lancer un petit appel à la solidarité entre amateurs du Serpentin.
Même si l'on n'arrive pas réunir la somme suffisante pour pouvoir acheter un nouveau camion, une aide sera toujours bienvenue (surtout quand on sait que l'Atelier du Bouilleur est un petit atelier de distillation qui fête ses 2 ans… le matelas n'est pas encore très confortable…).

Je vous propose de faire un petit geste en envoyant quelques sous en soutien amical. Voici mon adresse paypal : alcoollege-livre@yahoo.fr (je transmettrai bien sûr : c'est juste qu'ils n'ont pas de compte PP)
Merci d'envoyer 10 ou 20 € (ou ce que vous voulez, bien sûr !) en mode "envoyer de l'argent à un ami" en précisant la destination ("Un nouveau camion !").
Si vous n'avez pas de compte paypal, vous pouvez envoyer un petit chèque à l'Atelier du Bouilleur, 9 avenue de Béziers, 34 480 Autignac.

Photo : Les alambics de l'Atelier du Bouilleur : Les alambics de l atelier du bouilleur

   Merci !
   Matthieu

PS. Pour info, même si j'ai remis ma distillerie depuis 2 ans, je reste proche de l'Atelier du Bouilleur et j'y donne des stages de distillation &c… J'y distillerai moi-même du vin du 6 au 13 septembre pour un projet alcoogène dont je vous vous parlerai bientôt…

Congrès 2016 des bouilleurs de cru et des bouilleurs ambulants !

Le Congrès annuel des bouilleurs !

C'est comme la réunion annuelle des druides dans la forêt des Carnutes… Cette année, c'est en Normandie, haut lieu de distillation, et les rapports entre bouileurs et gabelous a certainement été l'une des sources d'inspiration pour les créateurs des aventures d'Astérix…

Cette vénérable réunion réunit les deux syndicats concernés par la distillation amateure ou artisanale : les bouilleurs de cru (FNSRPE) qui sont les amateurs passionnés, et la fédération des bouilleurs ambulants, qui sont les distillateurs qui distillent pour la plupart des premiers.

Outre les gueuletons assemblées générales de chacun des syndicats, il y aura des conférences et sans doute des dégustations…
Les visiteurs sont les bienvenus et vous trouverez les renseignements sur le site de la
FNSRPE.
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En plus des représentants des syndicats, et peut-être ceux des douanes, il y aura aussi nos amis suisses : M. Etter, le directeur de la Régie Fédérale des Alcools vient de prendre sa retraite et ce sera son successeur Marc Gilliéron, qui représentera nos voisins. Les suisses ont toujours apportés une attention toute particulière à la production des eaux-de-vie qu'ils considèrent comme étant un élément du patrimoine national. C'est la Régie Fédérale des Alcools qui se charge de la formation et de l'information des bouilleurs familiaux, et qui est à l'origine du premier livre sur la technique de distillation "moderne" en français. Voyez plutôt : https://www.eav.admin.ch/eav/fr/home.html (si on avait ça chez nous…).

Ça tombe en pleine récolte et distillation de roses, je n'y serai donc pas malheureusement…

Alors, bon congrès !

 

La Fédération Nationale des Bouilleurs de cru et la Fédération des Bouilleurs ambulants organisent le congrès National à BAGNOLES de l'ORNE.

Les 29,30 Avril et 1er et 2 Mai 2016 à BAGNOLES de l'ORNE

Accès à Bagnoles de l'Orne

 

L'imaginaire scientifique, l'alambic et l'alchimie

Flore Herbert, spécialiste de la recherche dans le domaine de l'imaginaire scientifique m'a contacté dans le cadre d'une recherche sur les bouilleurs de crus alchimistes… je ne savais pas que l'on était plusieurs bouilleurs/alchimistes et cette découverte me ravit au plus haut point…

Flore est venu m'interviewer pendant le dernier stage distillation à Autignac pour une émisison de radio partenaire de son projet, vous pouvez entendre cette émission à partir de ce lien (émission du 15 01 2015) :

http://www.rphfm.org/De-l-alchimie-a-l-alambic-il-n-y-a.html

Non seulement l'interview était intéressante et menée avec délicatesse, mais la musique aussi a été très bien choisie : Vous pourrez entendre une vieille chanson tzigane "O Devel Apipou" (Dieu va venir sur la terre) sublimement interprétée par Tcha Limberger, ainsi qu'un prélude de Bach pour violoncelle seul, et notre poète immortel Brassens pour finir… tout ce qu'il faut pour comprendre l'alambic et le bouilleur de cru…
Et je ne suis pas le seul à tenir le crachoir, on y entend aussi Quentin Le Cléach et Martial Berthaud, les distillateurs de http://www.atelier-du-bouilleur.fr/.

Merci Flore.