atelier public de distillation

Une nouvelle distillerie à Uzès

Quentin martial a autignac

Quentin Le Cléac'h (à gauche) et Martial Berthaud (à droite) à Autignac en 2014

Un revenant dans le monde l'esprit (de vin…), Quentin Le Cléac'h vient de remonter une distillerie spiritueux à Uzès (Gard) !
Quentin avait d'abord repris ma distillerie à Autignac avec Martial Berthaud, lequel distille toujours, voyez plutôt : https://www.atelier-du-bouilleur.fr/fr/, puis il monte maintenant son unité dans le Gard.

En attendant d'en savoir plus sur ses projets pour vous les annoncer ici, voici ses coordonnées : q.lecleach@gmail.com , Bouilleurs, préparez vos tonneaux !

A la santé de cette nouvelle nouvelle distillerie ! (nouvelle nouvelle parce que qu'il y en a pas mal de nouvelles qui se montent ces-temps-ci ! :-) )

Apprenez la distillation

Apprenez la distillation !

Cette année, 3 Week-end de formation à la distillation sont prévus à la distillerie d'Autignac, le premier se passe mi Octobre…

Deux jours pour se former à la distillation artisanale, autour d'un alambic traditionnel de bouilleur de cru. Une formation faite pour les amateurs et pour les futurs professionnels, sans pré-requis préalable.

Le premier jour est consacré à la technique de la distillation des eaux-de-vie, depuis le traitement des fruits jusqu'à la dégustation. D'ailleurs, il est prévu une dégustation en fin de journée : amenez vos distillats ! même si ce ne sont pas des chefs d'œivres accomplis, nous verrons alors ce qui va et ce qu'il faut améliorer.
L'alambic utilisé sera un petit alambic en cuivre de 100 litres, à repasse, que j'ai longtemps utilisé dans mes pérégrinations de bouilleur ambulant et qui est maintenant utilisé par l'Atelier du Bouilleur qui nous accueille.

Le second jour est consacré à la magie des spiritueux, à l'alchimie plutôt. On fera un petit tour des distillats dans le monde de la préhistoire à nos jours, distillats alcoolisés ou non, destinés à la boisson ou destiné à la santé. On verra (et on expérinementera) ensemble un certain nombres de techniques classiques qui ont servit aux alchimistes et aux distillateurs. Onabordera la philosophie alchimique qui a présidée à l'élaboration de plus d'un élixir de moines. Nous ferons, et gouterons, un élixir d'absinthe fabriqué selon la technique spagyrique, la spagyrie est l'une des médecines alchimiques dont la philosphie et les pratiques sont de précieuses sources d'inspiration pour les distillateurs, liquoristes &c… encore aujourd'hui.

L'Atelier du Bouilleur met à la disposition des participants la cuisine et des chambres aménagées en dortoirs pour ceux qui le souhaitent. Nous pourrons partager nos repas, et Martial (le responsable de la distillerie) a de toutes façons l'habitude de préparer des pizzas ou d'autres plats (il ne manquera rien, ne vous inquiétez pas !)

Pour vous inscrire, il vous faut m'écrire (alcoollege-livre@yahoo.fr), vous recevrez une réponse rapidement ainsi que les infos pratiques. Il n'est pas nécessaire d'envoyer des arrhes : le règlement se fera sur place le samedi à l'accueil à 9h.
Si vous souhaitez profiter des dortoirs, il vous faut prévenir Martial à l'Atelier du Bouilleur (contact(arobase)atelier-du-bouilleur.fr).

À bientôt !Autour de l ambic

Je veux m'installer…

Bonjour Matthieu, je veux devenir distillateur…

Une question qui devient de plus en plus fréquente ! :-)

D'ailleurs j'en profite pour vous rappeller que j'organise des stages distillation qui prennent en compte les aspects légaux de l'affaire, et bien sûr les aspects techniques &c… Vous trouverez les dates dans
l'agenda.

 

La dernière :

Bonjour Matthieu,
je suis l'heureux possesseur de votre livre et passioné par la distillation. Je suis actuellement en charge d'une distillerie à l'étranger et souhaite pouvoir venir installer une microdistillerie en France. Je souhaite proceder par étapes successives : je fais actuellement l'acquisition de futs, que je considere comme exceptionnels et souhaite donc faire venir du rhum mais aussi du whisky (distillé avec le même alambic que celui dont je compte faire venir bientôt) et les mettre a vieillir, le temps que je puisse avoir cet alambic.
Ma question est la suivante: quelles démarches précisement dois-je faire pour faire venir des spiritueux de l'étranger et les stocker chez moi? Je suis un peu perdu avec vos explications, et j'en suis désolé, qui partent du postulat que: je suis d'abord distillateur et je stocke. Là, je souhaite faire l'inverse pendant deux ans.
Pouvez-vous m'aider? Je vous en serai infiniment reconnaissant. Bien cordialement, JP.

Bonjour JP,

Je ne suis pas sûr d'avoir précisément compris tout votre problème, mais je peux résumer en espérant que vous y trouverez les bonnes réponses.
 
Si vous voulez monter une micro-distillerie en France avec entrepôt, que l'alambic arrive avant ou après les fûts, c'est pareil. Il vous faut présenter votre projet aux douanes avec :
 
- Un n° de siret (artisan, micro-entreprise ça va très bien).
- Une demande d'acquisition d'alambic (puisque vous le connaissez, la demande sera mise en route et finalisée avec les autres étapes).
- Une demande d'agrément de distillateur que la douane mettra en place auprès de la préfecture.
- Le plan de la distillerie.
 
Si les quantités sont limités, vous pourrez être exonéré de cautionnement bancaire (régime "petit opérateur"), cela simplifiera grandement votre installation.
Lorsque vous aurez votre agrément &c…, que les douanes vous considéreront alors comme un fraudeur potentiel, je veux dire, comme un professionnel de la distillation en règle, alors vous aurez les documents utiles pour l'importation de vos précieuses barriques élevable en suspension de droits d'accises…
Il ne vous restera plus qu'à trinquer à ma santé et profiter de la belle vie de distillateur !
 
Mais je reste à votre disposition pour toute autre question pratique en attendant.
 
Amicalement
Matthieu
 
PS. Y a t-il un douanier parmi les lecteurs qui pourrait confirmer ou compléter les infos données ? MERCI !!!
 

La goutte fait maintenant partie du patrimoine français

L'Alambic au patrimoine !

La revue de presse du Centre International Des Spiritueux (CIDS) nous apprend en relayant cet article (http://www.rtl.fr/actu/politique/bieres-et-spiritueux-inscrits-dans-le-patrimoine-de-la-france-7772861062) que l'alambic vient d'entrer, non pas encore au Panthéon, c'est encore trop tôt pour l'enterrer, mais au rayon "Patrimoine de la France" !

C'est une bonne nouvelle qui va tout-à-fait dans le sens de la loi sur les bouilleurs de cru de 2003 qui actualise ce statut au titre de la sauvegarde des vergers et donc du paysage français.

Il ne reste plus qu'à l'administration des douanes qui est maintenant en charge de la gestion de ce patrimoine d'intégrer cette notion dans leur politique interne et la Goutte du bouilleur de cru sera sauve (saine, elle l'est déjà, il ne restait que le second terme à gagner) !

Mais on sait que le travail des douanes reste très proche de la loi et on peut être assuré de leur bonne volonté à protéger le patrimoine, même quand il ne rapporte pas grand chose au trésor.

Merci à tous !

Trinc !

Le Privilège des Bouilleurs de Cru est prolongé à vie !

 

Une bonne nouvelle pour les fêtes…

Les deux syndicats de bouilleurs (celui des bouilleurs ambulants -les distillateurs-, et celui des bouilleurs de cru - ce n'est pas la même chose) viennent de me prévenir qu'un amendement de l'assemblée nationale vient d'être ratifié par le sénat et devient donc applicable. Cet amendement stipule que le privilège de bouilleur de cru vient d'être prolongé à vie, permettant à leurs bénéficiaires une détaxe totale sur 10 litres d'alcool pur (soit environ 20 litres d'eau-de-vie, c'est les fameux "1000°") distillés par campagne.
Les bouilleurs de cru non privilégiés continuent de bénéficier de la remise de 50 % sur la même quantité (10 litres d'alcool pur par an).
Pour tous, l'alcool supplémentaire est taxée "plein pot" (soit environ 16 € / litre d'AP), plein pot à gnôle évidemment.
Pour la "petite" histoire, ces deux syndicats ont passés ensemble ou séparément beaucoup d'énergie à trouver une solution pour que ce perpétue la tradition de l'eau-de-vie du récoltant amateur, appelé bouilleur de cru, leur "privilège" (c'est-à-dire une détaxation sur 10 l. d'AP) n'étant plus accordé depuis une loi passé sous Paul Ricard Mendès-France dans les années 60'.
Le syndicat des bouilleurs de cru (FNSRPE, soit Fédération Nationale des Syndicats de Récoltants et Producteurs d'Eau-de-vie) a choisit une solution d'avenir qui consiste à accorder une détaxe de 50 % pour tous les récoltants qui veulent faire distiller leur eau-de-vie familiale. Une loi est passée dans ce sens en 2002. En revanche, le privilège devait disparaître dans les 5 ans.
Le syndicat des bouilleurs amblants (FNBAPF, soit Syndicat National des Bouilleurs Ambulants et presseurs à Façon) à décidé de prendre la relève et protéger le privilège des anciens bouilleurs de cru. Un premier amendement avait permit la continuation de celui-ci jusqu'en 2007, puis, 2012, enfin, cet ultime prolongation en assure la perpétuation à vie.
Souhaitons que cette décision reste longtemps dans l'histoire du privilège des bouilleurs de cru…

Quelques précisions sont peut-être utiles pour comprendre pourquoi les deux syndicats n'ont pas toujours été dans le même sens (mais, heureusement, les résultats qu'ils ont obtenus sont complémentaires).
Les bouilleurs de cru syndiqués sont très souvent membres de syndicats locaux qui leur permet de distiller eux-même leur propre eau-de-vie à l'alambic communal. Ce ne sont que très rarement des bouilleurs de cru qui portent leurs fruits chez un bouilleur ambulant. Il y a aussi une partie non négligeable ce ces bouilleurs syndiqués qui réside en Alsace et en Lorraine, ce qui leur permet de distiller chez eux eux-même leur cru.
Les bouilleurs ambulants syndiqués (ou non d'ailleurs) distillent pour des bouilleurs de crus qui sont en général privilégiés, et ne sont que très rarement syndiqués (leur distillateur l'est pour eux). Ces bouilleurs ambulants traditionnels ont donc une clientèle à grande majorité privilégiés, ce qui explique qu'ils soient si attachés à la protéger. Ces bouilleurs de crus devaient être exploitants agricoles au plus tard pendant la guerre d'Algérie et sont en général très âgés aujourd'hui.
Voici les raisons pour lesquels ces deux catégories de bouilleurs sont à la fois différentes et complémentaires.

Pour finir, rappelons qu'il est actuellement interdit à un récoltant (qu'il soit exploitant agricole ou non) de distiller lui-même son cru chez lui : il peut le faire légalement dans le cadre d'un syndicat communal qui gère le fonctionnement d'un alambic associatif (c'est une association déclarée notamment aux douanes). S'il n'a pas la possibilité d'adhérer à un tel syndicat, il doit en général passer par les services d'un bouilleur ambulant.
La première raison pour cela est que la possession d'un alambic est réservée au professionnel (ou à une association du type syndicat communal). En tous cas, il est interdit à un particulier de posséder un alambic (sauf en Alsace-Lorraine) même s'il veut faire de petites quantités, même s'il distille des huiles essentielles (dura lex…).

Personnellement, étant moi-même bouilleur ambulant, je considère que le bouilleur de cru, c'est-à-dire l'amateur, ou plutôt, le passionné de l'eau-de-vie maison est notre client et à ce titre, on doit le servir et l'aider à réaliser sa passion. De plus, même si le membre d'un syndicat communal qui distille lui-même à l'alambic de son coin n'est pas un client pour nous, nous devons tous (bouilleurs de cru et bouilleurs ambulants) être solidaires et se soutenir pour que survive la tradition de l'eau-de-vie maison et de l'alambic artisanal : notre époque à besoin de nous (et là je plaisante à peine…).
Il se trouve que dans ma région, les clients que je sert (ou qui se servent s'ils utilisent mon matériel - sous ma responsabilité quand même -) ne sont pas privilégiés, et ce nouvel amendement ne me concerne pas directement. Mais je salue le travail de mes confrères du syndicat et souhaite de très bonnes fêtes à nos anciens privilégiés, et à leurs distillateurs !

(pour plus de détails sur les questions du privilège, vous pouvez vous reporter à mon livre "L'ALAMBIC", pages 54 à 74).

Et je profite de cet article sur la distillation traditionnelle pour joindre le 1° numéro de la "Gazette de l'Alambic" du syndicat viticole de Charrey (Côte d'Or) gazette-de-l-alambic.pdf gazette-de-l-alambic.pdf (merci à Marc Lefils et aux membres de ce syndicat pour la communication et l'autorisation de reproduire ce document).

on n'assure plus les OGM…

 

ON N'ASSURE PLUS LES OGM…

On n'est pas dans la merde…

Mon assureur vient de m'envoyer les nouvelles dispositions d'assurances qui s'appliquent à mon activité. Parmi des modifications mineures, on trouve :

Exclusion relative aux OGM
Une nouvelle exclusion rédigée comme suit est intégrée au sein de votre contrat :
"ne sont jamais garantis :
les dommages résultant de l'utilisation ou de la dissémination d'O.G.M., tels que définis par l'article L 531-1-2 du code de l'Environnement ou résultant de la mise en place sur le marché de produits composés en tout ou partie d'O.G.M.
Par organisme génétiquement modifié (OGM), on entend les organismes dont le matériel génétique a été modifié autrement que par recombinaison ou multiplication naturelle

En conséquence, je prie mes clients de bien trier leur moût et leurs fruits avant de me les apporter à l'atelier : je ne suis plus en mesure de distiller des O.G.M.

C'est quand même malheureux que les petites gens comme nous, les bouilleurs de cru, ne soyons plus assurés pour distiller des O.G.M. inoffensifs qui vont sauver de la faim les trois-quarts de la population mondiale… Mais que fait le gouvernement ?
C'est quand même quelque chose…

Pour en savoir plus : les deux sites qui apparaissent d'abord en tête quand on cherche "assurance OGM" :

http://ogmdangers.org/enjeu/economique/assurance/index.htm qui donne des infos sur les OGM.

http://www.senat.fr/rap/r02-301/r02-30119.html qui explique que la solution (à l'assurance des OGM) pourrait être que ce soit le gouvernement qui soit chargé de demander d'éventuelles réparations auprès des semenciers, un gouvernement démocratique bien sûr.

PS. vous pouvez (comme à l'habitude…) laisser autant de commentaires que vous le voulez. Sauf que en ce moment, il y a une panne chez l'hébergeur de mon site et cette option ne marche plus. En attendant que ça soit réparé, vous pouvez m'envoyer vos commentaires avec le bouton "me contacter", je les ajouterai manuellement (je crois que la CIA torpille mon site ;-). Merci !

 

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Une arborescence mystérieuse a dévasté mon laboratoire expérimental d'OGM…