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FNSRPE

  • 2026, Micro-distilleries, Boom ou BadaBoum ?

    2026, Micro-distilleries, Boom ou BadaBoum ?
    Un encouragement aux jeunes alcoollègues

    Matthieu-a-Roquemaure-2010.jpg                                                Une démonstration publique, France 2010

    Quand j’ai commencé professionnellement la distillation en 1998, j’avais demandé un rendez-vous à Philippe Traber (Distillerie Metté à Ribeauvillé, Alsace), qui deviendra mon maître et mon ami jusqu’à sa mort. Philippe m’avait répondu « Vous êtes courageux ! ». Nous avions le même âge, il venait de reprendre la distillerie de son parrain Jean-Paul Metté qui était une institution. Reprendre une maison de cette réputation ne semblait pas une gageure, mais démarrer à partir d’un obscur atelier public des campagnes françaises semblait quelque peu utopique, et Philippe avait raison. En fait, ma force à moi, ce n’était pas le confort de reprendre une maison mondialement réputée ni de bénéficier d’un environnement culturel favorable (l’Alsace est la terre bénie pour les distillateurs de spiritueux), ma force à moi était le combat dans lequel je m’engageais.

    Je ne suis pas buveur, et l’alcoolisme n’est certainement pas une chose que j’ai souhaité perpétuer. J’admire toutefois les effets de l’ivresse chez les artistes et nous sommes tous des artistes, surtout dans certains moments difficiles. J’admire la beauté de « l’ivrogne au chœur de la nuit » qui « comme un oiseau, à juré d’être libre » (Like a bird - Léonard Cohen). J’admire aussi la fierté prétentieuse du paysan devant son alambic qui est toujours prêt à repousser les légions romaines… Et aussi quand il débarque chez toi pour te faire goûter sa fameuse bouteille de gnôle que l’on offre respectueusement quand on ne peut la boire… Je m’insurge contre la stupidité crasse de la police du ministère de l’économie qui est probablement la plus dangereusement bête du monde. C’est elle qui a décidé que la meilleure façon de contrôler la distillation autonome dans les campagnes était de la détruire (c’est le point culminant de leur capacité de logique).
    À part ce sens de la beauté des campagnes et de la justice, j’avais pour moi une certaine sensibilité culturelle, et aussi, je distillais déjà un peu d’esprit-de-vin avec mes cornues dans mon laboratoire alchimique depuis longtemps (pas pour boire celui-là !).

    C’est sur ces bases que j’ai décidé de devenir distillateur, c’était ma contribution à l’amélioration de la société, c’est à mon avis ce qui devrait gouverner chacun plus que son intérêt propre. D’ailleurs, encore aujourd'hui quand je fais une recette, c’est toujours la question que je me pose : « De quoi mes voisins ont-ils besoin ? Ont-ils besoin d’être joyeux ? Faut-il améliorer leur système immunitaire ?  Manquons-nous de rêver ? ».
    Naturellement, je me suis porté plutôt vers la prestation de service (la distillation à façon) que sur la production et vente. Mon but était que les gens des campagnes puissent distiller eux-mêmes plutôt que de simplement consommer de l’alcool. J’ai très souvent sorti mes alambics pour distiller en public et répéter inlassablement lors des fêtes de villages « Non, ce n’est pas interdit, oui, on peut distiller légalement et vous y avez droit ». J’ai aussi participé à la campagne pour actualiser la loi sur les Bouilleurs de Cru menée par la Fédération française des bouilleurs de cru (FNSRPE, toujours active, merci !) qui a abouti à la magnifique loi de 2003. Enfin, en 2010, j’ai publié mon manuel « L’ALAMBIC, l’Art de la Distillation » (le premier livre publié par un bouilleur ambulant ou un distillateur professionnel, +8000 exemplaires vendus) et enseigné lors de très nombreux stages à mes alcoollègues potentiels.

    J’ai arrêté deux fois le métier, et deux fois j'ai été repris… La prochaine fois que je jette l’éponge, on ne m’y reprendra plus, j’aurai fait ma part.

    En 2018, avec des jeunes distillateurs, nous avons créé un syndicat pour défendre la distillation à l’alambic (artisans et amateurs). L’Association des Distilleries Indépendantes (ADI), dont la 9° Assemblée Générale se tiendra dans 2 jours.

    Le nombre de créations de micros-distilleries est devenu exponentiel et, d’une façon bien logique, le nombre de fermetures n’a également cessé de croître (mais le bilan reste très positif). C’est normal, mais j’ai quand-même envie de donner mon avis. Ça y est, l’introduction est terminée.

    Tu viens de t’installer, ou tu veux t’installer. Que veux-tu ? Faire de l’argent ? La niche est classieuse et attirante… Oui, c’est plutôt classe d’être micro-distillateur ! Choper une médaille avec son Gin ou son Whisky… Mais l’économie européenne est agonisante, et l’administration est plus agressive avec les distillateurs spiritueux qu’avec n’importe qui (ça pourrait être aussi le cas pour des petits producteurs de tabacs indépendants, mais malheureusement, il n’y en a pas). En fait, toute l’économie semble être faite pour la centralisation de la production et tend vers la disparition des indépendants. Si tu veux faire de l’argent, il ne faut pas travailler, il faut se vendre. Tu veux distiller pour trinquer avec tes potes ? J’approuve ! trinquer est un très beau rituel de notre société. Les sniffeurs de cocaïne n’ont pas ce genre de rituel de partage et de souhaits de santé. Profites-en ! Avec les années, tu verras que l’on boit moins… Alors peut-être faut-il penser à faire des spiritueux médicinaux ? C’est une belle piste à défricher ! L’entretien de la santé est la base de la distillation des eaux-de-vie et de l’alimentation en général (t’as pas fini d’avoir des ennuis avec la pensée unique !). Tu veux créer un îlot de résistance pour lutter contre la soupe mondialiste ? Super ! mais adhérer au syndicat local (une association locale de bouilleurs de cru), ou en monter un le cas échéant sera plus facile et plus gratifiant, et très efficace pour le lien social, local, et l’économie du village (économie au sens large).
    En tous cas, si tu veux monter une micro-distillerie en achetant tes plantes ou tes fruits à la distribution et tes alcools-bases à l’industrie pour faire une boisson esthétique qui n’a pas d’autre but que d’être « bon », ce que récuse Raymond Dumay dans son merveilleux « Célébration des alcools », tu peux compter sur tes talents de gestionnaire et de communicant ! Un alcool « bon goût » est la plupart du temps trop superficiel pour répondre à nos vrais besoins actuels. Faire de l’alcool pour faire de l’argent, ou parce que c’est « bon », ou parce que c’est la classe ne sera peut-être pas suffisant. Il est temps de penser aux autres. Il est temps de réfléchir aux besoin de la société dans laquelle on vit et aux remèdes qu’on peut lui apporter. L’alcool amateur ou artisanal est, je crois et malgré les apparences, l’un des remèdes importants pour notre société. Et puis votre nouvelle distillerie ne décollera sans doute pas comme une fusée SpaceX, en revanche, elle trouvera petit-à-petit sa place sur la terre. Et vous en baverez, vous souffrirez de la persécution des Fraudes, et des Douanes, de l’ « Environnement »… Mais en fait vous ne souffrirez pas plus que n’importe quel paysan qui entretient son pays, pas plus que n’importe quel petit artisan qui anime son village…
    Soyez intègres, intransigeants, ne cédez jamais aux conneries de l’administration. Résistez ! Gardez en tête que vous ne vous battez pas pour « gagner votre vie », mais pour améliorer notre vie à tous. Échangez ! Résistez ! Ne vous courbez pas ! Et on y arrivera…
    (Non, je n’ai rien bu, je suis toujours comme ça, depuis 28 ans)
    Oui, on peut y arriver, mais il faut se battre contre les cadavres d’une société moribonde qui ne veut pas abdiquer…

    On pourra alors trinquer à la santé des alambics des villages !

    ps. Si vous êtes choqué par ma verve contre l’administration, relisez bien mes mots et n’ajoutez rien : je ne condamne personne et je suis respectueux des lois (même si je ne les approuve pas souvent). Au cours de ma vie de distillateur, j’ai reçu des menaces de mort de la part d’agents de l’administration et des déclarations qui balancent entre la bêtise la plus méchante et la méchanceté la plus bête. L’effet qu’elles ont eues a souvent été une immense fatigue, mais on sait pourquoi on se bat et la vie est aussi pleine de satisfactions et de bon retours. Malgré tout, c’est vraiment un super métier que d’être distillateur !

    C’est vraiment un super métier !

    Pas de modération !

    Matthieu Frécon, Sarreyer, hiver 2026.

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  • Guy Richard nous a quitté

    Guy Richard nous a quittéGuy richard

    Guy a été le président de la Fédération Nationale des Syndicats de Bouilleurs de Crus (FNSRPE) de 1999 à 2020. Vous connaissez sans doute ces merveilleuses associations qui permettent aux Bouilleurs de Cru de distiller eux-même leurs eaux-de-vie en amateurs éclairés et dans une atmosphère collégiale et enthousiaste. Guy a été l’artisan de la loi de 2003 qui a autorisé la distillation amateur pour tous avec une remise de 50 % sur les taxes. Cette loi a été un élément important dans le renouveau de la distillation amateur, et à la suite, artisanale que l’on connait aujourd’hui. Guy a beaucoup œuvré à l’évolution de la distillation à l’alambic, avec en même temps une profonde connaissance de la tradition. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui pour la perpétuation de cette tradition ancestrale et toujours actuelle.

    Guy était alsacien. Cette magnifique région a un régime un peu particulier au niveau de la distillation : les bouilleurs de crus ont le droit de distiller eux-même leurs fruits chez eux avec leur propre alambic, ce que Pétain avait supprimé en 1941 en France. Cette possibilité de distiller soi-même en amateur a permis le développement et l’évolution de cette tradition, et les alsaciens et mosellois comptent parmi les meilleurs distillateurs du pays. La législation est finalement extrêmement importante pour la vie des traditions populaires et il serait merveilleux que tous les bouilleurs de cru en France puissent profiter d’une telle possibilité. Guy, dans ce cadre a été un acteur important de la tradition.

    Pourquoi est-ce qu’un distillateur professionnel tel que moi est-il si attaché à la tradition des Bouilleurs de Cru ?
    Mais parce que ce sont les amateurs qui sont à l’origine des artisans, et leur tradition anime toujours la pratique artisanale. Sans amateurs, les artisans disparaîtraient au bénéfice de l’industrie. Sans la Goutte des Bouilleurs de Cru, les spiritueux perdent leur âme et deviennent de simples produits, sans esprit.
    L’âme de l’eau-de-vie artisanale dépend de l’existence de cette tradition d’amateurs et les Syndicats communaux sont un extraordinaire support pour cette tradition. La FNSRPE  fédère et soutien ces syndicats, et tous les amateurs, ainsi que les artisans (la FNSRPE travaille avec le Syndicat des Distilleries Indépendantes - Association SDI). Guy a été un acteur important dans la vie de la FNSRPE.
    Cette fédération est actuellement présidée par Jean-Charles Chéritat qui continue brillamment le travail qu’a fait Guy pendant 21 ans. Les membres sont toujours aussi nombreux et des nouveaux viennent sans cesse rajeunir notre tradition qui n’est pas près de s’éteindre !

    C’est ainsi que Guy Richard ne s’est pas vraiment éteint !
    Merci Guy  pour ton excellent travail !

    Matthieu Frécon, Sarreyer Avril 2024

    Merci à Jean-Charles Chéritat pour la photo

  • Syndicat des Distillateurs Indépendants, Réunion 2019

    Le Syndicat des Distillateurs Indépendants, réunion annuelle

    Oyez buveurs invétérés ! Oyez bidouilleurs du serpentin ! La pentecôte qui arrive verra la seconde réunion annuelle de l’Association Alambic, le Syndicat des Distillateurs Indépendants (indépendants… indépendants,…pas complètement indépendants des douanes quand-même !). Logo sdi

    Tout d’abord, qu’est-ce que c’est que ce nouveau syndicat ?
    Et bien, c’est une association née du besoin d’un certain nombre de distillateurs et de douaniers (mais oui, l’étincelle qui provoqua la création du syndicat vint tout d’abord de l’esprit éclairé d’un douanier préoccupé par nos problèmes communs…). Je dois préciser que je participe à ce syndicat depuis sa conception, mais ce n’est pas « le syndicat à Frécon » comme je l’ai déjà entendu. Je me réjouis du travail collectif fait par un groupe très actif dans lequel je suis le dernier pour bosser.
    En fait, depuis une dizaine d’années, on assiste à un beau renouveau de la distillation artisanale dans le monde entier. Nouvel Eldorado ? malheureusement pas… Réaction à la médiocrité de la vie proposée par la mondialisation et recherche d’autonomisation et recherche de ses racines ? je pense que c’est plutôt ça ! Une nouvelle génération de distillateurs émerge, et je le constate avec la fréquentation croissante des participants à mes formations qui veulent devenir professionnels (Vous souhaitez vous former et rejoindre les alcoollègues ? Voyez l’agenda sur www.devenir-distillateur.com).

    En dehors de cette nouvelle association, il existe actuellement deux syndicats de distillateurs en France : Le Syndicat des Bouilleurs Ambulants (président : Alain Trohel, situé dans la Sarthe) qui fédère les prestataires de services que l’on appelle « bouilleurs ambulants » et qui donne depuis peu une formation payé par pôle emploi ou les services sociaux.  Cette formation est sanctionnée par un diplôme, mais la profession de bouilleur ambulant, ou de distillateur de profession n’est pas règlementée et cette récompense n’a pas de caractère obligatoire pour l’exercice du serpentin. Ce syndicat publie « La Voix du Bouilleur » et a longtemps milité pour la perpétuation du privilège de bouilleur de cru. Renseignements : Alain Trohel, Lieu-dit La Boutruchère, 53240 La Baconnière.

    Plus populaire par son rayonnement et sa présence sur internet (www.fnsrpe.com), la fédération ds syndicats de bouilleurs de crus (FNSRPE) regroupe les syndicats de bouilleurs de crus. Ces syndicats ne sont pas des syndicats de défense, mais des associations souvent communales qui permettent la gestion d’un alambic commun utilisé par les bouilleurs de cru locaux (des distillateurs amateurs donc). Il s’agit donc d’une fédération de bouilleurs de cru qui œuvre à la perpétuation de leur hobby préféré. La FNSRPE est à l’origine de la loi de 2003 qui offre à chacun la possibilité de distiller ou de faire distiller son cru dans un contexte non-commercial : c’est la version moderne de l’ancien privilège. Cette loi a accompagné le renouveau de la distillation amateure, et du coup de la distillation artisanale. La FNSRPE publie trimestriellement « Bouilleur de France ». Les responsables (président : Guy Richard) sont principalement en Alsace. Les formations à la distillation de Daniel Haesinger s’intègrent dans cette mouvance.

    Les deux syndicats organisent ensemble un congrès annuel qui se tiendra cette année du 5 au 8 avril à Fresnes en Woevre. Je vous encourage à y assister (renseignements sur le site de la FNSRPE).

    Le premier syndicat est donc une association de défense des bouilleurs ambulants (prestataires de services), le second un syndicat de défense des bouilleurs de cru, qui sont des amateurs, lesquels forment la clé de voute de la tradition de la Goutte en France (au sens noble du terme).
    Les distilleries artisanales ne sont pas représentées spécifiquement.

    L’Association Alambic, notre Syndicat des Distillateurs Indépendants (plus loin « SDI ») est née des questions et des problèmes qu’ont les distillateurs artisanaux qui s’installent aujourd’hui, problèmes administratifs principalement, mais pas seulement. Le SDI a pour but de faire vivre la culture de l’alambic et de la distillation des alcools. Il a été fondé par des jeunes distillateurs, et souhaite perpétuer la distillation artisanale et amateure. Il n’y a pas pour l’instant beaucoup de bouilleurs de cru (des amateurs donc) parmi les adhérents, mais nous avons tous conscience que ce sont les bouilleurs de cru qui ont donné à l’eau-de-vie sa noblesse en France, et non l’industrie malgré ses 2 petits siècles d’existence. Les bouilleurs ambulants n’existent d’ailleurs que par le besoin des bouilleurs de cru à trouver un prestataire de service puisque le gouvernement de Vichy leur interdit de pratiquer eux-mêmes la distillation à domicile.

    Les activités du SDI sont multiples : Nouer une relation saine avec les administrations (douanes et fraudes principalement) pour faciliter l’installation et l’exercice. Protéger les droits pour les amateurs et les artisans (surtout au niveau des lois européennes qui ignorent jusqu’à notre existence). S’entraider pour les questions techniques, les achats-ventes-recherches de matériel (et arrêter la destruction du patrimoine français en matière d’alambics), organiser des ateliers de recherches (groupes de travaux), et, in fine, faire des réunions plus festives qu’administratives.

    La prochaine réunion aura lieu au Quartier Métisseur à Quartier Nord, 69870 Lamure/Azergues le WE de Pentecôte les dimanche et lundi 9 et 10 juin 2019.
    Au programme : L’Assemblée Générale, les rapports des groupes de travaux… Alain Guyard le philosophe forain a flairé l’esprit et le spiritueux viendra nous faire une causerie philosophique à 19h, je ferai moi-même une intervention sur la barrique, invention gauloise, origine de la barricade mais qui reste conservatrice de nature à 16h30. Plus tard, aura peut-être lieu un grand concours qui élira le meilleur distillateur (façon grand concours des druides chez Astérix. Pas d’inquiétude, le « meilleur » ne sera pas meilleur que quiconque, on n’est pas au salon de l’agriculture !)
    Il y aura beaucoup à goûter… Salon de la distillation 2019


    Le SDI est présent sur internet (j’aurais du commencer par là, c’était plus simple) : https://distillateurs-independants.fr/salon-de-la-distillation-2019/ et sur  facebook "Blabla entre distillateurs (pro ou en projet)" Vous y trouverez les infos pour assister et/ou participer à cette réunion.

    J’espère que les trois groupements vont bientôt se rencontrer et collaborer : nous travaillons tous pour que vive la distillation amateure et artisanale, chacun à notre façon particulière comme les bouilleurs font chacune dans leur région des eaux-de-vie qui leur sont propres. Nous avons tous les mêmes problèmes, les mêmes inquiétudes, les mêmes envies… Mêmes problèmes, mais une grande diversité de pratiques et une grande diversité de spiritueux… La diversité des distillateurs fait la richesse de notre passion.

    Distillation ? Mais il n’est ici question que d’alcools… Et les distillateurs de PPAM (Plantes à Parfums Aromatiques et médicinales) alors ? Oui !… les Huiles Essentielles, les parfums… c’est vrai… le monde de la distillation est immense. On peut pas tout faire en même temps, mais c’est vrai que les ponts entre les deux grandes catégories de distillats commencent à se mieux connaitre et les ponts sont lançés, au SDI comme ailleurs… L’an prochain sans doutes ?

    Et la distillation du pétrole ? Heu, non, merci, pas pour l’instant…

    Matthieu Frécon, Sarreyer, mars 2019

  • Congrès 2016 des bouilleurs de cru et des bouilleurs ambulants !

    Le Congrès annuel des bouilleurs !

    C'est comme la réunion annuelle des druides dans la forêt des Carnutes… Cette année, c'est en Normandie, haut lieu de distillation, et les rapports entre bouileurs et gabelous a certainement été l'une des sources d'inspiration pour les créateurs des aventures d'Astérix…

    Cette vénérable réunion réunit les deux syndicats concernés par la distillation amateure ou artisanale : les bouilleurs de cru (FNSRPE) qui sont les amateurs passionnés, et la fédération des bouilleurs ambulants, qui sont les distillateurs qui distillent pour la plupart des premiers.

    Outre les gueuletons assemblées générales de chacun des syndicats, il y aura des conférences et sans doute des dégustations…
    Les visiteurs sont les bienvenus et vous trouverez les renseignements sur le site de la
    FNSRPE.
    Logo fnsrpe

    En plus des représentants des syndicats, et peut-être ceux des douanes, il y aura aussi nos amis suisses : M. Etter, le directeur de la Régie Fédérale des Alcools vient de prendre sa retraite et ce sera son successeur Marc Gilliéron, qui représentera nos voisins. Les suisses ont toujours apportés une attention toute particulière à la production des eaux-de-vie qu'ils considèrent comme étant un élément du patrimoine national. C'est la Régie Fédérale des Alcools qui se charge de la formation et de l'information des bouilleurs familiaux, et qui est à l'origine du premier livre sur la technique de distillation "moderne" en français. Voyez plutôt : https://www.eav.admin.ch/eav/fr/home.html (si on avait ça chez nous…).

    Ça tombe en pleine récolte et distillation de roses, je n'y serai donc pas malheureusement…

    Alors, bon congrès !

     

    La Fédération Nationale des Bouilleurs de cru et la Fédération des Bouilleurs ambulants organisent le congrès National à BAGNOLES de l'ORNE.

    Les 29,30 Avril et 1er et 2 Mai 2016 à BAGNOLES de l'ORNE

    Accès à Bagnoles de l'Orne