alambic

Distillation de roses, appel au woofing !

Récolte des roses 2017 à Cailho, Hérault.

Woofing : cueillette, distillation, alchimie et spagyrie, du camping et un peu de travaux…La plantation

Bonjour,

Cette année je profite de la récolte des roses à Cailho-le-bas pour retaper un petit mazet de 12 m2 qui accueillera l'alambic et les visiteurs…

Le mazet
Si vous voulez participer à la récolte et la distillation des roses, si vous voulez participer aux travaux (un peu de maçonnerie, du nettoyage du terrain, aménagement), et si vous voulez participer aux différentes préparations que je fais à partir de mes roses (eau de rose, huile en macération solaire, spagyrie, préparation d'une pierre en voie sèche, pétales séchés…)  vous êtes les BIENVENUS !
Le four solaire de cailho

Le lieu est superbe : des terrasses situées entre deux rivières pour se baigner et se laver… Il faut camper, il n'y a ni réseau d'eau ni électricité : le bonheur quoi ! Il est quand-même possible de prendre de l'eau potable et de recharger son téléphone au hameau tout proche.
Cailho la cascade
Le rythme de travail sera imité de l'alambic : la qualité (de vie) avant la quantité…
Ce n'est ni payé ni payant (pour l'enseignement spagyrie), c'est pour le plaisir…
La saison dure 3 semaines en Mai. J'y serai à partir du 9 Mai.
Spagyrie
Mace ration solairePanier de roses
Questions et infos : alcoollege-livre@yahoo.frRoses 2016 4

à bientôt !Cuisson solaire alchimieLe four solaire alchimieCuve de roses

Matthieu

Distillation dans la plantation

Devenir Distillateur Solaire 2017

Deux nouvelles en une, plus une troisième en prime (heu… vous avez suivi ?)

Pour commencer, la dernière nouvelle… Comme mes amis le savent bien, j'ai abandonné la distillation des alcools en Languedoc en 2014 pour des raisons de fatigue au niveau administratif. Heureusement, mes amis Quentin Le Cléach et Martial Berthaud ont repris mes alambics à Autignac et la vie continue dans le faugérois (la principale activité de cette distillerie est la Fine Faugères, un genre de cognac local, en meilleur bien sûr).Alambics couleur web Martial est toujours aux manettes des alambics à l'enseigne de L'Atelier du Bouilleur, Quentin est parti pour maintenant monter sa propre affaire sous un pavillon encore inconnu mais que je ne manquerai pas de vous signaler dès qu'il sera hissé-haut (en attendant, voici son "mur amical").Logo a du b 1

A Autignac, j'y donne des stages de distillation (les dates sont données ici : http://www.devenir-distillateur.com/agenda/). Le prochain est complet bien-sûr, mais il y aura 3 dates annoncées à partir de septembre. Et nous avons aussi toutes sortes de collaborations des plus spiritueuses qui nous amène à la deuxième nouvelle, celle juste avant la vedette américaine qui suivra enfin.

La seconde nouvelle, c'est que j'ai repris la distillation, à Sion (du bois, mais c'est une autre histoire…). J'habite maintenant dans le Valais en Suisse (près de Sion donc), à Sarreyer d'où je vous écris et d'où je prépare mes prochains spiritueux. La région est merveilleuse pour plusieurs raisons : nous sommes entourés d'Absinthes sauvages d'une variété locale particulièrement envoutante, ça compte ! La deuxième raison est que l'altitude permet de distiller à faible température, c'était mon rêve (et qu'il y a assez de neige pour être empêché de faire toute autre activité que le ski pendant plusieurs mois par an…). La troisième raison (qui me console du Languedoc qui n'a pas que des inconvénients) est un ensoleillement exeptionnel (c'est le lien vers la troisème nouvelle). Notre distillerie va se consacrer à la distillation de spiritueux (absinthe au premier chef), la fabrication de cosmétiques et produits de soins &c… (ça, c'est Florence Thiéblot qui orchestre, voyez plus loin), et de fabrication de produits spagyriques (la Suisse connait bien et apprécie cette médecine douce que les français ignorent au profit du lobby pharmaceutique). Esprits, Corps, et Âme… C'est beau non ?
Bref, on est en train de faire le site de la distillerie qui vous expliquera tout ça en détail bientôt…

La dernière nouvelle aujourd'hui, qui arrive avec l'arrivée du printemps, c'est que nous démarrons (à partir de maintenant, je dirai "nous", vous comprenez je pense) un partenariat avec un fabricant de fours solaires : IDCOOK (http://www.idcook.com/). Annonce stage idcook

Barbecue solaireVous avez sans doute remarqué que j'utilise l'énergie solaire dans pas mal de travaux, y compris la distillation (la microdistillation jusque-là). Je pratique aussi la cuisson solaire avec une parabole ou une loupe pour mes élixirs alchimiques ou diverses médecines dérivées, ainsi que le séchage solaire avec un cuiseur de type "boite". Avec IDCOOK, nous sommes en train de développer un petit système de distillation solaire et diverses inventions lumineuses que je ne manquerai pas de vous présenter…

En attendant l'alambic solaire (dont il existe déjà des modèles qui datent de la nuit des temps, voyez plutôt : http://www.devenir-distillateur.com/blog/alchimie-medecines-naturelles/la-distillation-en-camping.html), je vous propose de visiter le site de nos amis : http://www.idcook.com/ . Si vous voulez vous équiper, vous pouvez donner ce code qui vous donnera droit à 5 % de remise :

          DevenirDistillateurSolaire2017

De notre côté, nous avons aussi un intérêt qui nous permettra de nous équiper en matériel solaire et d'avancer dans le projet de concevoir un vrai alambic pro solaire. Merci !

Et puis la cerise sur le gâteau…
Florence, la dame aux plantes et aux recettes, celle qui cultive et récolte, qui prépare les mixtes &c… est aussi une merveilleuse cuisinière, végétarienne de surcrois. Elle anime des stages cuisine végétarienne/végan (voyez le programme ici :
http://www.devenir-distillateur.com/agenda/cuisine-vegetarienne-vegan-et-ou-solaire/) pendant mes propres stages de spagyrie (au bénéfice de tous les participants !). Les stages cuisine en belle saison seront évidemment sous la bienveillance d'Hélios le chaleureux et grillades et gateaux seront cuits avec les fours solaires IDCOOK si les Néphélées ne s'en mellent pas…


Je vous donne donc bientôt des nouvelles de nos nouveaux spiritueux, cosmétiques et autres médecines universelles ; ainsi que de nos prochaines inventions avec IDCOOK, et le menu des stages à venir… En attendant, je vous laisse rêver sur le site de
IDCOOK (n'oubliez pas le code : DevenirDistillateurSolaire2017 !).

Pour finir, un petit rappel et le lien vers une page discrète et lumineuse de ce site : http://www.devenir-distillateur.com/pages/content/l-elixir-solaire-de-stephane-barillet.html

 

L'eau solarisée de Stéphane Barillet

 

C'est tout pour aujourd'hui !

 

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Fête des SIMPLES 2017

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Dossier complet : Dossier de presse fe te des simples 2017dossier-de-presse-fe-te-des-simples-2017.pdf (2.11 Mo)

PS. J'y serai :-)

Avec modération la prudence svp !

Modération
(scions, scions, scions du bois, pour le père, pour le père…)

J'ai aujourd'hui reçu la question suivante. Ma réponse suit…

Bonjour,
Je viens de retrouver, dans une cave, quelques bouteilles d'eau de vie de marc, distillée par mon grand-père, vraisemblablement dans les années 1950.
Par sécurité, j'ai fait faire un dosage de méthanol par un laboratoire d'analyse œnologique. Le résultat est de 3197,7 mg/l.
Selon vous, ce résultat rend-il ce marc impropre à une consommation modérée.
Merci d'avance des informations que vous pourrez me donner.
Cordialement

J.L.

Bonjour J.L.,
Comment était votre grand-père ? n'a t'il pas bu sans doute moins modérément que vous cette gnôle en guise de viatique ? Pourquoi voulez-vous qu'un usage modéré soit dangereux ? Il y a toutes les raisons de penser que le danger est bien au-delà des essais organoleptiques que j'espère vous allez faire joyeusement !
Ayons un peu confiance en nos ancêtres et arrêtons de nous prendre pour des dieux avec nos laboratoires et nos normes de sécurité !
J'espère que votre marc va vous faire tout le bien que votre grand-père vous souhaiterait s'il dégustait avec vous !
Goutez, et vous m'en direz des nouvelles !
À la bonne vôtre !
Amicalement
Matthieu

PS. Le taux que vous me donnez est probablement 319,77mg/HL AP., ce qui est fréquent pour l'époque.

……………………………………………………………………………

     C'est vrai que l'usage de la coupe est récent : je connais d'ailleurs encore beaucoup de distillateurs qui ne coupe que très symboliquement (et certains font d'excellents breuvages !).
Personnellement, moi qui ne suit que rarement moderne et encore moins souvent sévère, j'ai choisi la coupe de tête plutôt féroce : environ 10 % de l'alcool total (coupe faite au pif évidemment)… C'est en fait une question de goût, et de capacité du gosier (le mien est loin d'être blindé).
J'admire tous les alcools, avec ou sans méthanol, du moment qu'ils sont cohérents avec leur destination : pays, culture…

J'ai toujours travaillé avec des alambics en cuivre et à repasse, et je sais d'expérience que ces appareils permettent une bonne séparation des "non-alcools" (alcools non-éthyliques, comme le méthanol par exemple) tout en gardant un merveilleux rendu aromatique.

Voici un résultat d'analyses d'alcool de vin, le vin de Didier Barral, vin "nature" qui m'a toujours étonné par son absence de têtes et de queues à la distillation, et pourtant, à l'alnalyse, on est en-dessous du taux minimum de non-alcools (qui sont censés assurer une plus grande richesse aromatique, par rapport à la distillation industrielle spécialisée en alcool neutre en fait).
Cette Fine Faugères Barral 2000 est l'une des très bonnes eaux-de-vie que j'ai faite dans ma vie.

Caussiniojouls 2000

(à droite : moi à Caussiniojouls, distillation de la Fine Faugères 2000)

     Elle est pas belle ma coupe ?

Méthanol : 87 mg/Hl AP (87 milligrammes par hectolitre d'alcool pur) (Analyses par Philippe Cayrol chez UDM, que je remercie pour leur précieuse collaboration).

Sources : Mon livre sur la distillation qui ne raconte pas que des conneries…  (en vente ici)

Fine barral

 

Distille à Sion

La distille à Sion…

Non, je ne suis pas en Orient, dans l'un des berceaux de la distillation des plantes aromatiques et de l'alchimie… Mais près de Sion dans le Valais suisse pour un projet de distillation dont je vous parlerai plus bientôt.
J'ai souvent fait l'éloge des distillateurs suisses et de leur administration, la Régie Fédérale des Alcools (RFA). Il se trouve que l'alambic fait partie du patrimoine de ce beau pays tout autant qu'en France, et dans presque tous les pays du monde en fait…
Mais je m'égare…
La tradition de la distillation familiale en Suisse reste développée et les bouilleurs familiaux (c'est le nom local pour les bouilleurs de cru) ne manquent pas d'apporter leur tonneau à la distillerie locale. Ces distilleries sont le plus souvent d'anciennes installations ambulantes qui se sont sédentarisées, pour des raisons de confort le plus souvent. En Suisse, tous les producteurs ont le droit de faire bouillir leur cru, les taxes à verser sont d'environ 29 CHF par litre d'AP, ce qui est moins cher qu'en France si l'on tient compte de la différence du niveau de vie qui est bien supérieur chez les Hêlvètes (d'ailleurs ils ne mettent pas de trous dans leur gruyère). Il y a une remise pour les agriculteurs pour les 30 premiers litres (avant, c'était 5 litres, mais l'administration à décidé que 30 litres, c'est mieux et ça fait moins de papiers à remplir). Jusque-là, ça ressemble à la France. Là où ça commence à différer, c'est que les producteurs peuvent vendre leurs eaux-de-vie purement et simplement dès qu'ils ont payé l'impôt (les 29 francs ou moins) et qu'ils déclarent leurs gains en fin d'année.
Là où ça diffère franchement, c'est au niveau de la relation avec l'administration, mais je vais essayer de ne pas entrer trop dans les détails parce que c'est un sujet douloureux pour les bouilleurs français… Disons simplement que la Suisse est un état démocratique et que l'administration est au service de la population pour appliquer les règlements qu'elle a voté. Il n'y a donc pas de raison d'être en conflit généralisé puisque tout le monde (les bouilleurs et l'administration) travaillent dans le même sens (oui, je sais, je suis un peu enthousiaste, mais plus je connais la situation ici en Suisse, plus je le reste. Pourvu que ça dure !).
Bref…
J'avais déjà parlé de mon ami et collègue Armin Marchon (www.brennerei-marchon.ch/), près de Berne qui distille en propre production, fait de la prestation de service et déambule quelques semaines dans les campagnes proches de Bösingen. Voici maintenant quelques souvenirs de mes voisins et amis dans le Valais : la distillerie Tissières à Saint Léonard (https://www.valaisannet.com/alimentation/distillerie/tissieres-distillerie-a-st-leonard-en-valais.html) et celle de Charly Sauthier à Charrat (https://yellow.local.ch/fr/d/Charrat/1906/Distillerie/Sauthier-Fils-SA-dNDDnep4-cgxD5NQAvQp2w).

La distillerie teissie res a st le onard          La distillerie Tissières à St. Léonard

Florence une agricultrice distillatrice dont je vous reparlerai biento t

Florence Thieblot, une paysanne-distillatrice du Valais dont je vous reparlerai bientôt…

Jean charles le distillateur avec florence alcoolle gueN y a t il de ja pas trop d eau
Il y en a d'autres, mais je ne les connais pas encore (la Suisse, c'est comme le Maroc : on se fait des amis très facilement et il n'est pas facile de les laisser pour poursuivre son chemin - loin de moi l'idée de m'en plaindre !). Ces deux distilleries ont des alambics à vapeur avec 2 vases de 120 litres. Les clients amènent leurs bidons et viennent chercher leur gnôle le lendemain comme dans les campagnes de France. L'alcool est en général réglé à 50°. Le fait que les paysans vendent souvent leur production participe à la perpétuation de la tradition et l'alcool consommé en Valais est loin d'être exclusivement d'origine industriel comme en France.

La distillerie charly sauthierLa distillerie Charly Sauthier à Charrat (au fond, un alambic Holstein à vapeur).
Frédéric pèse le Génépi d'Isabelle Gabioud ("Les Simples"), productrice de plantes aromatiques et médicinales (et de génépi…) valaisanne.

J'ai découvert ici une tradition de macération de plantes dans les moûts que je ne connaissais pas en France, et les fermiers suisses ont souvent une très bonne connaissance des plantes sauvages. Ici, on met souvent des plantes (génépi surtout, mais aussi tout un tas d'autres comme l'achillée musquée &c… je reviendrai là-dessus dès que je serai un peu plus cultivé en plantes sauvages) dans les fruits mis à fermenter (coings, ou une poire peu aromatique par exemple). D'ailleurs on boit beaucoup d'absinthe dans les bistrots (surtout au café du Mont-Fort à Sarreyer, je vous en reparlerai bientôt !) ce qui est un signe de cette familiarité des valaisans avec les herbes (entre parenthèses, il y a des herboristes ici… Ce statut avait été supprimé comme en France, mais il a été réintroduit. C'est donc possible ! Qu'on se le dise !).

Je pense que je vais rester un peu ici en Valais, entre les plantes et les eaux-de-vie médicinales…

Jean charles et moi a la distilleuse de st le onard(Mais que disent-ils devant leur marmite ?)

PS. Pour le titre, désolé, je n'ai pas trouvé mieux, ni pire d'ailleurs…

 

Distiller avec la lune

Distiller avec la lune…

ne signifie pas distiller sous la lune à l'image des clandestins anglois (moonshiners) !

Voici un extrait du calendrier lunaire de Michel Gros qui nous apprend que l'astre argenté ne fait pas que faire monter les salades en graines ou agacer l'insomniaque mais préside aussi à la qualité de la gnôle…

Distiller avec la lune

Ce joli petit livre se commande ici : http://www.fermedesaintemarthe.com/A-2574-calendrier-lunaire-2017.aspx (8,50 €)

 

Calendrier lunaire 2017

Bonnes Fêtes… et bonnes "cuites" !

Apprenez la distillation

Apprenez la distillation !

Cette année, 3 Week-end de formation à la distillation sont prévus à la distillerie d'Autignac, le premier se passe mi Octobre…

Deux jours pour se former à la distillation artisanale, autour d'un alambic traditionnel de bouilleur de cru. Une formation faite pour les amateurs et pour les futurs professionnels, sans pré-requis préalable.

Le premier jour est consacré à la technique de la distillation des eaux-de-vie, depuis le traitement des fruits jusqu'à la dégustation. D'ailleurs, il est prévu une dégustation en fin de journée : amenez vos distillats ! même si ce ne sont pas des chefs d'œivres accomplis, nous verrons alors ce qui va et ce qu'il faut améliorer.
L'alambic utilisé sera un petit alambic en cuivre de 100 litres, à repasse, que j'ai longtemps utilisé dans mes pérégrinations de bouilleur ambulant et qui est maintenant utilisé par l'Atelier du Bouilleur qui nous accueille.

Le second jour est consacré à la magie des spiritueux, à l'alchimie plutôt. On fera un petit tour des distillats dans le monde de la préhistoire à nos jours, distillats alcoolisés ou non, destinés à la boisson ou destiné à la santé. On verra (et on expérinementera) ensemble un certain nombres de techniques classiques qui ont servit aux alchimistes et aux distillateurs. Onabordera la philosophie alchimique qui a présidée à l'élaboration de plus d'un élixir de moines. Nous ferons, et gouterons, un élixir d'absinthe fabriqué selon la technique spagyrique, la spagyrie est l'une des médecines alchimiques dont la philosphie et les pratiques sont de précieuses sources d'inspiration pour les distillateurs, liquoristes &c… encore aujourd'hui.

L'Atelier du Bouilleur met à la disposition des participants la cuisine et des chambres aménagées en dortoirs pour ceux qui le souhaitent. Nous pourrons partager nos repas, et Martial (le responsable de la distillerie) a de toutes façons l'habitude de préparer des pizzas ou d'autres plats (il ne manquera rien, ne vous inquiétez pas !)

Pour vous inscrire, il vous faut m'écrire (alcoollege-livre@yahoo.fr), vous recevrez une réponse rapidement ainsi que les infos pratiques. Il n'est pas nécessaire d'envoyer des arrhes : le règlement se fera sur place le samedi à l'accueil à 9h.
Si vous souhaitez profiter des dortoirs, il vous faut prévenir Martial à l'Atelier du Bouilleur (contact(arobase)atelier-du-bouilleur.fr).

À bientôt !Autour de l ambic

Appel à l'entraide

Help !   Logo a du b

Mes amis Martial Berthaud et Quentin Le Cléach de l'Atelier du Bouilleur, qui sont mes successeurs à la distillerie d'Autignac (où l'on fait la fameuse Fine Faugères dans l'Hérault) viennent de se faire cambrioler. Heureusement, pas d'alambics disparus, mais seulement le camion-plateau (sans chargement de vin, ouf !)…
Ce n'est donc pas très grave, rien d'affectif ou de violent (mais bon quand-même…), juste de l'argent. Le camion est parti dans la nuit de Jeudi à Vendredi sous les yeux des distillateurs… L'assurance ne se sent pas concernée.

Photos : la cour de la distillerie avant/après…
CamionSans camion

Quand Martial m'a prévenu, je lui ai tout de suite proposé de lancer un petit appel à la solidarité entre amateurs du Serpentin.
Même si l'on n'arrive pas réunir la somme suffisante pour pouvoir acheter un nouveau camion, une aide sera toujours bienvenue (surtout quand on sait que l'Atelier du Bouilleur est un petit atelier de distillation qui fête ses 2 ans… le matelas n'est pas encore très confortable…).

Je vous propose de faire un petit geste en envoyant quelques sous en soutien amical. Voici mon adresse paypal : alcoollege-livre@yahoo.fr (je transmettrai bien sûr : c'est juste qu'ils n'ont pas de compte PP)
Merci d'envoyer 10 ou 20 € (ou ce que vous voulez, bien sûr !) en mode "envoyer de l'argent à un ami" en précisant la destination ("Un nouveau camion !").
Si vous n'avez pas de compte paypal, vous pouvez envoyer un petit chèque à l'Atelier du Bouilleur, 9 avenue de Béziers, 34 480 Autignac.

Photo : Les alambics de l'Atelier du Bouilleur : Les alambics de l atelier du bouilleur

   Merci !
   Matthieu

PS. Pour info, même si j'ai remis ma distillerie depuis 2 ans, je reste proche de l'Atelier du Bouilleur et j'y donne des stages de distillation &c… J'y distillerai moi-même du vin du 6 au 13 septembre pour un projet alcoogène dont je vous vous parlerai bientôt…

Un important alambic historique français

Un alambic d'apothicaire ancien
alambic d apothicaire morvan xviii s.

Cet alambic historique a été récemment découvert dans une vieille maison de famille bourguignonne qui était resté fermée pendant plus d'un siècle… Il a appartenu à un médecin du XVIII° qui officiait dans le Morvan.
refrigerant dessous
Le Morvan est une région assez chiche en matière de plantes aromatiques, on y distille quand-même quelques prunes… À l'époque, les apothicaires (les pharmaciens) préparaient eux-mêmes les hydrolats et autres distillats que prespcrivaient les médecins et dont Dorvault donnait les détails de fabrication dans son "Officine de Pharmacie pratique" (1° édition 1844).Dorvault 13 e d Le propriétaire de l'alambic que je présente aujourd'hui appartenait pourtant bien, d'après l'actuelle propriétaire qui appartient à cette famille, à un médecin et non à un pharmacien. Sa cuve a une capacité d'environ 120 litres, c'est donc un instrument d'un autre usage que les petits alambics d'apothicaires du début du XX° siècle que l'on rencontre encore souvent et qui ne servent aujourd'hui guère plus qu'à la décoration.

Cet alambic à la particularité d'avoir un chapiteau-refroidisseur tel qu'on en voit encore en Afrique du Nord avec les Kéthars qui servent à la distillation des eaux florales (eau de rose, eau de fleur d'oranger…).refrigerant dessus l'eau de refroidissement est placé en-dessus de l'ensemble et une gouttière récupère à l'intérieur les vapeurs condensées au contact du toit rafraîchit par cette eau pour les envoyer à l'extérieur de l'appareil.

Ce système était manifestement connu et utilisé autrefois en France et à complètement disparu au cours du XX° siècle, je n'y ai jamais vu d'autre exemple. Les deux parties (cuve et réfrigérant) étaient lutés à l'aide d'un joint de cendre, ou peut-être de farine.

6 ke thar 17 ke thar 2Mon premier hydrolateur

 

 

 

 

 

 

Un curieux manuel de fabrication de liqueurs qui date de 1932 "126 recettes pour faires ses liqueurs" par Claude Farol en donne une description comme un modèle "simplifié" facile à construire soi-même. C'est le seul exemple que je connaisse qui utilise ce système pour une autre utilisation que les hydrolats (je donne la reproduction complète du chapitre de Farol dans mon livre "l'Alambic, l'art de la distillation" en vente ici sur ce site).4 petit alambic simplifie"Sur un petit réchaud à charbon de bois, du modèle vendu 1 fr. 75 dans tous les bazars, installons un seau en tôle galvanisée dans lequel entrera un bidon (s'il a contenu du pétrole, ne pas manquer de la nettoyer plusieurs fois avec du lait de chaux). Le bidon est fermé par un bon bouchon de liège percé d'un trou central (à l'aide d'une queue de rat, et non point d'un fer chaud qui éreinte tout le liège), juste assez grand pour tenir serré un tube acheté chez le plombier, lequel (pas le plombier, le tube !) part à côté s'enrouler en serpentin dans quelque grande boîte à conserve, perchée sur une caisse. On établit une circulation d'eau dans cette boîte par des robinets, des siphons, par des seaux perchés sur des caisses, tant bien que mal et plutôt mal que bien. Mais à condition de rester quand marche l'alambic, il marche très bien.
Il marche très bien, mais… avouons-le, il manque totalement d'élégance, et il est plutôt encombrant ! C'est pourquoi nous décrivons d'après les excellentes recettes de la campagne de MM. Chaplet et Rousset un autre modèle d'alambic, facile à construire soi-même, d'une étonnante simplicité, et tout plein mignon. C'est une sorte de marmite à laquelle quelque ingénieux chaudronnier nous aura soudé une bordure supérieure en forme de gouttière. Laquelle gouttière supporte un cylindre de fer blanc à l'intérieur duquel on a fixé un cône. Un point c'est tout (fig. 14). En chauffant la marmite mi-pleine de vin, nous produisons des vapeurs qui, rencontrant la paroi conique refroidie par l'eau du bac supérieur, se condense. Les gouttelettes formées ainsi ne retombent point dans le liquide chaud, mais ruissellent de côté et s'accumulent dans la gouttière où l'alcool forme joint hermétique et s'écoule par un trop plein dès que la gouttière est à moitié remplie."

Les alambics sont, ou ont été, comme les les distillats : nombreux, différents, riches, beaux…

Celui-ci est toujours dans le Morvan, il est en cours de réhabilitation pour la distillation d'eaux florales par une lointaine descendante du docteur-distillateur qui autrefois utilisait cet alambic.
Mais lui-même, en fait, qu'en faisait-il ?…
alambic d apothicaire morvan xviii s

Mon premier Hydrolat

Les questions d'un jeune papa distillateur…
Mon premier hydrolateur
Bonjour, J'ai réalisé mon premier hydrolat de mélisse.
500ccm de feuilles compressées pour 1 lt d'eau
Ma question:
Quel est le lot qui renferme le meilleur hydrolat
J'ai réalisé 5 lots
lot 1 dés la sortie de la première goutte, lot 2 après 3 minutes, lot 3 après 10 minutes, lot 4 après 17 minutes, lot 5 après 30 minutes, lot 6 après 45 minutes puis arrêt à 60 minutes
Par quel moyen simple et non subjectif qualifier mon hydrolat?
merci pour votre aide
Meilleures salutations B.

Bonjour B.,
Votre inquiétude est un bon signe d'enthousiasme et disparaitra très vite avec l'habitude !
Le meilleur moyen de connaissance (et non d'information) reste les moyens organoleptiques (le nez, la bouche &c…). L'expérience continuelle et le temps sont les ingrédients nécessaires au progrès. Les informations  qui ne viennent pas de sa propre expérience sont rarement des guides fiables.
Mais pour aujourd'hui, je peux quand-même répondre simplement : D'une façon très générale il faut mettre 6 à 10 fois en eau le volume de plantes ou, pour les tous petits alambics, remplir systématiquement la marmite.
Toujours d'une façon très générale le rendement moyen tourne autour de 1 kg. de plantes pour 1 litre d'hydrolat (mais les instruments de mesures que la nature vous a donné d'utiliser et de développer vous indiqueront le bon moment pour couper la chauffe).
Pour conclure, je peux vous dire que mes tous premiers essais m'ont intrigués tout autant que vous les vôtres, et qu'ils n'ont pas été dès le début couronnés de succès !
Bonne continuation !
Matthieu