Initiation à la spagyrie

Initiation à la spagyrie

(Il s'agit d'un texte écrit pour les participants aux stages pour distillateurs et liquoristes professionels)

Introduction

J'ai eu envie de faire un exposé sur la spagyrie parce que, d'une part, il s'agit d'une matière qui me tient à cœur et que je pratique depuis longtemps (c'est d'ailleurs la spagyrie qui m'a amené à la distillation des eaux-de-vie), et d'autre part, parce que j'entends souvent, parmi les herboristes et distillateurs que l'opération spagyrique consiste en la fabrication de teintures-mères sur lesquelles on cohobe (c'est-à-dire : on reverse) les cendres de la plante calcinée. Ce n'est pas faux, mais très réducteur.

Enfin, l'alchimie et la spagyrie sont souvent rangées parmi les méthodes de développement personnel, or le bien-être et la santé ne sont pas si éloignés du développement personnel qu'on a voulu le croire pendant longtemps.

Le but de cet exposé :

Intégrer la spagyrie, ou l'alchimie (nous verrons qu'il s'agit plus ou moins de la même chose), dans le panel des médecines naturelles au même titre que l'aromathérapie, les élixirs floraux &c... dans le cadre de son activité professionnelle ou pour son simple intérêt personnel.

En effet, l'alchimie est une science, ou un art, souvent associée au domaine des sciences occultes, un genre de pratique mystique séparée de la vie profane et en tout cas, considérée comme inutile à la santé.

Or l'alchimie contient une philosophie et une méthodologie qui ont inspiré la plupart des médecines naturelles (et même la médecine chimique allopathique d'ailleurs).

C'est Paracelse qui a inventé ce terme de Spagyrie pour désigner l'opération générale qui consiste en une séparation (spao) des principes de la plante pour les réunir (ageyro), après avoir enlevé les impuretés acquises durant l’évolution.

Aujourd'hui, "spagyrie" désigne soit la branche médicinale de l'alchimie, soit l'alchimie végétale. Pour moi, il s'agit d'alchimie de toutes façons et si j'emploie l'un ou l'autre de ces deux termes, vous comprendrez qu'il s'agit de la même chose (mais en tout cas pour notre propos, il ne s'agit pas de transmuter le plomb en or, c'est vrai...).

Le point suivant est qu'il s'agit d'une médecine holistique par excellence, c'est à dire qu'elle soigne tout les aspects d'un point de vue unitaire : le corps, l'énergie (l'aspect psychologique), ET, l'âme. C'est-à-dire que l'aspect (autrement dit l'attention au) spirituel est incontournable, ce qui rajoute le petit plus par rapport aux médecines holistiques habituelles.

Cet aspect implique que le préparateur (allez, on va employer les grand mots : l'alchimiste) fait d'abord de la spagyrie pour travailler sur lui-même dans une démarche de développement personnel, et ensuite, pour aider les autres.

J'espère que nous pourrons donc désocculter l'alchimie, afin que les médecines douces holistique puissent naturellement profiter de la Vieille Science.

Le principe de la spagyrie :

L'alchimie considère que le monde tire son origine du développement d'une l'unité originelle. La matière est un aspect dense de cette énergie première, la vie aussi.

Dans son travail pratique, l'alchimiste considère que la lumière est la matière première (la "materia prima") qui est cette énergie primordiale. Le règne végétal est, comme les autres, un aspect de la vie et les végétaux sont considérés comme des êtres vivants avec qui une collaboration (le travail alchimique) est tentée (autre exemple du même travail : le jardinage. [Comment ? Vous ne parlez pas avec vos plantes ?] ). La fabrication d'élixirs végétaux, ou de pierres végétales, devient un genre "d'échange de savoir" entre le végétal et l'alchimiste. Le fait de considérer ce travail de cette manière implique une chose très importante : le résultat (l'élixir) ne sera pas un "produit", mais un être vivant avec lequel une relation intime aura été établie. Il faut en tenir compte dans l’administration des remèdes spagyriques, et dans ce que l’on peut appeler une "relation thérapeutique" qui existe entre l'élixir et le patient. En général ce patient est l'alchimiste lui-même, mais si l'on tente d'introduire la spagyrie dans le rang des médecines naturelles, à côté de l'aromathérapie ou des élixirs floraux de Bach, le remède sera administré à un "patient" tiers, qui ne sera plus patient au sens de passif mais se découvrira d'une certaine manière acteur, ou co-acteur avec le remède, de sa guérison.

Ce dernier point (considérer l'élixir comme un être vivant) est une base de réflexion qui concerne également les remèdes des autres médecines vivantes (je préfère ici ce terme à "naturelles" ou "douces") comme les dilutions homéopathiques et les élixirs floraux de Bach.

D'ailleurs, on ne parle pas non plus d'un produit en homéopathie ou en florathérapie : on parle du remède comme d'un être doué d'un caractère, d’une personnalité. C'est dans ce sens que nous allons.

Denis Labouré, dans sa formation d'alchimie végétale a une formule qui résume bien la manière d'agir de l'élixir spagyrique : "Il fait ce qu'il veut, dans l'ordre où il le veut".

Cette relation intime avec le végétal au sein du laboratoire se développera de façon naturelle au cours du travail, comme un genre de cours particulier, adapté à votre personnalité.

En pratique :

Il s’agit d’extraire les principes essentiels d’une plante, de les purifier séparément les uns des autres, et de reconstituer l’ensemble pour le faire murir et ainsi obtenir une « version » plus évoluée (donc plus puissante) de la plante sous une forme d’extrait (élixir ou pierre).

On va commencer par la fabrication simple d'un élixir, dans le but de se familiariser avec la méthode spagyrique, et aussi, avec le monde végétal qui va partager cette aventure avec nous.

On va se faire la main, avant d'éventuellement appliquer cet art à son activité professionnelle.

Choisir la plante :

Traditionnellement, on laisse son intuition nous guider vers une plante avec qui travailler. Cela peut être une plante qui nous est familière, ou au contraire, une plante à laquelle on pense spécialement pour ce travail... indépendamment de ses vertus en herboristerie. La seule restriction que l'on va mettre à ce stade est sa non-toxicité (c'est une précaution pour débuter).

On va séparer les principes du végétal (personnalité, vie, corps), c'est le Solve (dissolution), les nettoyer de leurs impuretés, pour les rassembler, c'est le coagula, puis les faire mûrir pour obtenir un être "plus évolué", ou "libéré des vicissitudes de son histoire".

On renouvelle toute l'opération pour perfectionner l'élixir (ou la "pierre" si notre extrait a une consistance solide). Cette habitude de refaire plusieurs fois la même opération est typique de l'alchimie. Elle semble inutile au scientifique, mais tous les artistes savent à quel point la répétition d'une pratique est nécessaire pour arriver à la maturité (en d'autres terme : faites des gammes, inlassablement, et les bruits qui sortaient de votre instrument se transformeront bientôt miraculeusement en sons).

Les trois principes : 1/ La vie de notre végétal (la vie dans le règne végétal) est appelée "Mercure". Lorsque le végétal meurt, on assiste à une putréfaction, une fermentation : c'est la vie le Mercure, qui se manifeste ainsi en quittant le corps. L'un des produits de cette fermentation est l'alcool (dans le règne végétal). On considère alors que l'alcool est un support privilégié de la vie et on va s'en servir pour l’attirer et la conserver.

2/ La personnalité de notre plante se manifeste par ses caractéristiques : couleur, odeur... C'est ce que l'on appelle le "Soufre". Avec les plantes aromatiques, on le connaît par l'huile essentielle.

Nous pouvons extraire le Soufre soit par teinture dans le Mercure (la plante est mise à macérer dans l'alcool), soit par une rapide macération dans l'eau (qui rappelle notre processus d'hydro- distillation, mais en moins violent, moins perfectionné, mais plus complet).

3/ Le corps le la plante réside dans ce qui reste une fois que le Mercure et le Soufre sont enlevés, après purification par le feu (la calcination) et l'eau (le lessivage). Chimiquement, c'est un sel minéral cristallin composé principalement de carbonate de potassium, on l'appelle le "Sel".
Nos trois principes sont donc :

Le Mercure : ici l'alcool de la plante fermentée, ou par commodité, de l'esprit-de-vin. Le Mercure est général (unique) dans le règne végétal.

Le Soufre : une substance huileuse aromatique propre à l'individu avec lequel nous travaillons.

Le Sel : le corps, le squelette de la plante, purifié par le feu et l'eau, prêt à recevoir à nouveau les Soufre et Mercure.

Par la purification, nous avons enlevé les imperfections : le Phlegme qui est une eau morte (les résidus de la distillation par exemple), et la Tête Morte (Caput Mortum), partie en fumée lors de la calcination.

Les principes constituants l'être végétal sont prêts à être à nouveau réunis : c'est la cohobation. L'ensemble demande une maturation qui se fait comme on fait vieillir le vin : en attendant que ça se fasse tout seul, en couveuse de préférence (à la température du corps).

L'élixir dans sa préparation la plus simple est prêt, les aspects imparfaits de l'être végétal ont été extraits : les principes sont beaucoup plus actifs.

Pour l'absorber, il sera nécessaire de "l'ouvrir", cela se fait en le diluant dans du vin, de l'eau, du miel... C'est là que la technique homéopathique peut intervenir.

Résumé :

7 étapes : Choix d'une plante, séparation des principes (mort de la plante), purification de ces principes, et réunion des constituants de l'être végétal, maturation, dilution, et absorption.

Qu'y a t-il de mystique dans cette opération ?

Si l'on enlève la vision unitaire de l'univers (c'est--à-dire que tout vient d'un principe unique qui se développe en se diversifiant) qui est commune à tous les alchimistes, l'opération elle-même ne mérite pas d'être classée parmi les sciences occultes.

En fait, si j'ai très brièvement décrit le processus opératoire, j'ai volontairement omis l'aspect religieux, un peu par pudeur, et un peu parce que l'on considère souvent que cela va de soi. Mais on peut quand même dire quelques mots de cet aspect du travail qui fait toute la différence entre la chimie et l'alchimie (c'est d'ailleurs la principale différence).

Il nous semble évident, nous "Simples" d'esprit (NB. cet article a été écrit primitivement pour une formation dans le cadre du syndicat SIMPLES), que notre matière première, c'est la Vie, et que la vie, c'est comme l'amour, ça s'apprivoise mais ça ne se maîtrise pas. L'attitude de l'alchimiste doit être comme ça : pleine d'admiration candide pour ce travail et pour les plantes qui s’y prêtent. Pour galvaniser l'enthousiasme, certains utilisent des techniques de prières, d'autres méditent... Faites ce que vous voulez mais n'oubliez pas que vous ne travaillez pas sur de la matière, mais sur un processus vivant.

Et puis n'oubliez pas de parler avec votre plante, parlez-lui comme vous parlez aux plantes dont vous prenez soin dans le jardin, elle vous répondra comme elles me répondent (en rêves ou pendant le travail), comme elles répondaient à Bach quand ils ont ensemble élaboré son système de guérison (les élixirs floraux). Les rêves aussi ont une grande importance pendant la préparation d'un élixir alchimique, ils sont encourageants.

N'oubliez pas que, en travaillant avec une plante, vous œuvrez avec l'entité plante et tout le règne végétal à un perfectionnement mutuel, ce qui vous encourage à vous impliquer vous-même dans ce travail, depuis le moment du choix de la plante jusqu'à l'absorption du remède.

Ça a l'air d'être de la théorie comme ça, mais l'expérience vous permettra de le ressentir de façon très concrète et le plaisir que vous aurez en faisant vos élixirs sera la première preuve du succès de votre travail.

La pratique en détail :

Nous avons vu le travail d'une façon globale, avec les principes mis en œuvre, voyons maintenant le détail de chaque opération.

Votre plante trouvée, si possible fraîche et en fleur, une bonne quantité si l'on en a la possibilité, (mais quelques fleurs peuvent suffirent à l'alchimiste virtuose).

Séparer la plante en trois parts : une pour chacun des trois principes (Soufre, Mercure, Sel).

Préparation du Soufre :

Le premier tiers de la plante sera mis en macération dans de l'eau de pluie distillée (ou simplement filtrée si l'on ne peut faire mieux) une nuit, en lune croissante.

Filtrer cette macération et réduire (à feu très doux) d'un tiers par évaporation (le résidu est mis à sécher pour un travail ultérieur sur le Mercure), filtrer, puis réduire à nouveau le second tiers, refiltrer, puis réduire jusqu'à obtenir une consistance de miel.

Ce miel est le Soufre, il faut le laver dans de l'eau distillée (laisser en couveuse, ou dans un endroit chaud pendant une semaine). On recommence l'opération de réduction par évaporation douce jusqu'à retrouver le miel. Le Soufre de notre plante est prêt.

Préparation du Mercure :

Rassembler le second tiers de la plante avec le résidu du Soufre. Faire macérer pendant 3 jours dans une petite quantité d'esprit de vin (c’est un alcool blanc issue de la vigne, traditionnel et facile à faire) en lune décroissante, filtrer, recommencer la macération avec une seconde quantité d'esprit de vin, filtrer et recommencer une troisième fois. Faire sécher le résidu pour un travail ultérieur sur le Sel. Distiller cet alcool (2 fois), exposer ce Mercure à la pleine lune.

Préparation de la teinture :

Il s'agit d'humecter progressivement le Soufre avec le Mercure pour en faire un sirop. Mettre au chaud pour maturation (en couveuse). Cette cohobation se fait en lune croissante (les lunes ne s'enchaînent malheureusement pas dans ce processus...).

Préparation du Sel :

Il s'agit de calciner la totalité de la plante : tous les éléments utilisés, voire plus au besoin selon les plantes (le Sel manque souvent en quantité). Pour cela, on utilise une simple casserole sur un réchaud (évitez la calcination dans la cuisine familiale...). Un couvercle est nécessaire pour arriver à l’obtention des cendres gris clair.

Cette calcination peut être longue, il faut arriver à un sel gris clair. Ce sel devra être lavé à l'eau de pluie distillée. Il s'agit de dissoudre ces cendres dans l'eau, de filtrer, relaver les cendres restées dans le filtre (sur le coton placé dans un entonnoir), filtrer à nouveau, recommencer une troisième fois.

Il faut maintenant évaporer la totalité de l’eau qui contient les sels dissous jusqu'à l'apparition de cristaux que l'on récupère délicatement avec une petite cuillère en bois ou en plastique : c'est le Sel.

Deux possibilités s'offrent maintenant à nous : nourrir la teinture avec le Sel pour faire un élixir (liquide), c'est la voie la plus facile au départ, ou bien nourrir le Sel avec celle-ci pour en faire une « pierre végétale » solide.

Pour l'élixir, il suffit de cohober la teinture sur le Sel puis de faire murir l'ensemble en couveuse. L'élixir va mûrir comme le vin en cave.

Pour la pierre, il faut imbiber le Sel de temps en temps avec quelques gouttes de teinture jusqu'à obtention d'une matière qui rappelle la cire (colorée). Cela se fait en couveuse et peut prendre plusieurs mois.

Rendre cet extrait comestible : l’ « ouverture »

Dans les deux cas, l'élixir ou la pierre doivent être « ouverts », c'est-à-dire dilués pour être absorbé. Personnellement, j'utilise beaucoup la technique homéopathique (sous forme liquide, ou solide avec des granules de saccharum lactis comme support). Je commence en général avec une dilution de 3 CH, cela permet de prendre contact avec le remède et de voir sous quelle forme il sera le plus utile.

En général...

Pour toutes les opérations, il faut éviter les ustensiles métalliques (sauf la casserole pour la calcination bien sûr). On devra se procurer des bocaux à confitures, cuillères de camping en plastique, une casserole en céramique (pour les évaporations), entonnoir en plastique ou en verre, du coton...

On aura besoin d'un litre d'alcool de préférence issu de la vigne (bien distillé), et un ou deux litres d'eau de pluie, également distillés.

Le printemps est une saison de prédilection pour ces travaux, mais il vaut mieux les commencer quelque soit la saison plutôt que d'attendre que les conditions idéales soient réunies pour se mettre au travail !

Cette « pierre » serait une médecine pour les végétaux, je l'ai déjà expérimenté et constaté, mais pas suffisamment pour l'avoir établi de manière scientifique, c'est-à-dire en faisant des comparaisons dans des conditions similaires. C'est, en tout cas, une préparation qui a des vertus certaines dans le domaine du développement de la sensibilité et de la guérison.

Dans un second temps, lorsque l'alchimiste commence à avoir la main, il est possible de choisir les plantes dans un but thérapeutique particulier en s'inspirant de la phytothérapie et/ou de la florathérapie de Bach, ou d'après ses propres résultats. Personnellement, je préfère développer le côté « médecine universelle » avec peu de remèdes qui ont une action assez générale, c’est plus simple, et la simplicité est toujours un bon moyen quand on travaille avec des énergies « sources ».

De même, après avoir obtenu ses premiers résultats, on peut encore adapter le procédé de base selon son inspiration, je recommande particulièrement les variantes inspirées du système de Bach (élixirs floraux préparés au soleil).

D’autres formes d’élixirs, plus simples...

Avec humour, Denis Labouré donne dans son cours d'alchimie végétale une formule simplifiée de pierre de lavande qu'il donne aux « amateurs de fast-food » et qui se fait simplement en utilisant de l'huile essentielle de lavande achetée, des cendres de lavandes également achetées (ou du carbonate de potassium, c'est encore plus simple), et de l'alcool et eau distillés du commerce. Il dit simplement qu'il ne faut pas s'étonner si la pierre (qui ressemble à notre pierre) n'a aucun effet...

Ceci dit, la pierre de lavande est un classique : cette plante qui « aime les alchimistes » est très facile à travailler.

Stéphane Barillet, autre pédagogue de l'alchimie, indique un procédé encore plus simple qui utilise le sel de cuisine à la place des sels végétaux.

En fait, ces procédés qui ne respectent pas le protocole traditionnel peuvent être quand-même très enrichissants et la simplification du travail n'empêche pas forcément un réel engagement de l'opérateur et peut donner un résultat qui permet de développer une certaine familiarité avec cet art.

Il s’agit d’humecter du sel de cuisine avec une teinture de plante (plante macérée dans l’alcool ou huile essentielle dissoute dans l’alcool). L’utilisation du sel de cuisine est très pertinente (et très simple) et le principe ici est que ce sel est une condensation de la lumière solaire polarisée par l’eau. Je ne vais pas rentrer dans les détails qui permettent de justifier cette affirmation, il suffit de rappeler que la mer semble être le milieu qui a fait naître les êtres vivants sur notre planète, et que la composition minérale de son eau est proche du sang de l’homme. L’important reste de toute façon que l’expérience montre l’utilité – et donc le bien fondé – de ce travail.

Cette « pierre » qui respecte les grands principes hermétiques sera alchimique dans la mesure ou elle sera faite par un alchimiste (même en herbe). Il vous appartient donc de vous engager dans son élaboration pour en recevoir les bienfaits.

Différents alchimistes, différentes médecines...

Tous ces élixirs n’auront pas la même vertu. Certains trouveront peut-être leur application dans le domaine de la guérison de certaines maladies du corps, comme des développements de la phytothérapie, alors que d’autres offriront plutôt un soutien psychologique plus proche des fleurs de Bach. Vous découvrirez vous-même ce que votre travail vous proposera, et comment vous pourrez éventuellement l’intégrer dans votre pratique professionnelle.

L'alchimie végétale, et la spagyrie elle-même, ne se limitent bien sûr pas à ces travaux, mais c'est la base sur le plan pédagogique. Ces pratiques donnent des résultats encourageants et intéressants. L’important reste de suivre la philosophie fondamentale, et de l’appliquer selon sa personnalité et son but.

L’intégration de cette pratique dans son entreprise

Personnellement, lorsque je fais une eau-de-vie, je sais que ma sensibilité d’alchimiste va « teinter » mon produit, plus qu’une technique que je pourrais rajouter au procédé habituel de fabrication. C’est le plus important. Mais des petits points de détails peuvent éventuellement se rajouter qui sont inspirés de la pratique du laboratoire alchimique (répétition des opérations, exposition au soleil...) qui ne sont pas des points de discorde sur le plan législatif.

Il faut aussi se souvenir que ce travail est le fruit d’un engagement personnel de l’opérateur et qu’il n’est pas forcément souhaitable de l’imposer a une clientèle qui n’est peut-être pas concernée et la moindre des délicatesses est de respecter le libre-arbitre de chacun en matière de choix de soins. Ce qui est certain, c’est que cette clientèle appréciera naturellement ce qui transparaîtra naturellement de votre vie d’alchimiste, alors que baser son argument commercial sur des techniques prestigieuses (la spagyrie) sera peut-être plus superficiel. Mais chacun choisira sa voie selon sa personnalité, il n’y a pas de règles (à part celles que vous imposent la réglementation du pays dans lequel vous travaillez).

Bibliographie

Le procédé que j'ai décrit au début (« La pratique en détail ») est classique, plusieurs auteurs le décrivent, chacun à sa manière. Citons le livre de Viviane Le Moullec « Nos amies les plantes » éd. du Dauphin livre récent qui est très clair et complet, citons aussi le grand classique le plus agréable, simple et complet, le plus important depuis sa publication au XVIII° siècle : La Nature Dévoilée connue aussi sous le nom de « La Chaine d’Or d’Homère » (éditions Dervy ou Sesheta publications).

On trouve aussi de très bons articles de Stéphane Barillet sur son site art-du-vivant.com dont le procédé de pierre végétale faite avec du sel de cuisine (« une pierre végétale en 5 minutes »).

Matthieu Frécon, 2013.

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Date de dernière mise à jour : 05/12/2014