alambic

Un important alambic historique français

Un alambic d'apothicaire ancien
alambic d apothicaire morvan xviii s.

Cet alambic historique a été récemment découvert dans une vieille maison de famille bourguignonne qui était resté fermée pendant plus d'un siècle… Il a appartenu à un médecin du XVIII° qui officiait dans le Morvan.
refrigerant dessous
Le Morvan est une région assez chiche en matière de plantes aromatiques, on y distille quand-même quelques prunes… À l'époque, les apothicaires (les pharmaciens) préparaient eux-mêmes les hydrolats et autres distillats que prespcrivaient les médecins et dont Dorvault donnait les détails de fabrication dans son "Officine de Pharmacie pratique" (1° édition 1844).Dorvault 13 e d Le propriétaire de l'alambic que je présente aujourd'hui appartenait pourtant bien, d'après l'actuelle propriétaire qui appartient à cette famille, à un médecin et non à un pharmacien. Sa cuve a une capacité d'environ 120 litres, c'est donc un instrument d'un autre usage que les petits alambics d'apothicaires du début du XX° siècle que l'on rencontre encore souvent et qui ne servent aujourd'hui guère plus qu'à la décoration.

Cet alambic à la particularité d'avoir un chapiteau-refroidisseur tel qu'on en voit encore en Afrique du Nord avec les Kéthars qui servent à la distillation des eaux florales (eau de rose, eau de fleur d'oranger…).refrigerant dessus l'eau de refroidissement est placé en-dessus de l'ensemble et une gouttière récupère à l'intérieur les vapeurs condensées au contact du toit rafraîchit par cette eau pour les envoyer à l'extérieur de l'appareil.

Ce système était manifestement connu et utilisé autrefois en France et à complètement disparu au cours du XX° siècle, je n'y ai jamais vu d'autre exemple. Les deux parties (cuve et réfrigérant) étaient lutés à l'aide d'un joint de cendre, ou peut-être de farine.

6 ke thar 17 ke thar 2Mon premier hydrolateur

 

 

 

 

 

 

Un curieux manuel de fabrication de liqueurs qui date de 1932 "126 recettes pour faires ses liqueurs" par Claude Farol en donne une description comme un modèle "simplifié" facile à construire soi-même. C'est le seul exemple que je connaisse qui utilise ce système pour une autre utilisation que les hydrolats (je donne la reproduction complète du chapitre de Farol dans mon livre "l'Alambic, l'art de la distillation" en vente ici sur ce site).4 petit alambic simplifie"Sur un petit réchaud à charbon de bois, du modèle vendu 1 fr. 75 dans tous les bazars, installons un seau en tôle galvanisée dans lequel entrera un bidon (s'il a contenu du pétrole, ne pas manquer de la nettoyer plusieurs fois avec du lait de chaux). Le bidon est fermé par un bon bouchon de liège percé d'un trou central (à l'aide d'une queue de rat, et non point d'un fer chaud qui éreinte tout le liège), juste assez grand pour tenir serré un tube acheté chez le plombier, lequel (pas le plombier, le tube !) part à côté s'enrouler en serpentin dans quelque grande boîte à conserve, perchée sur une caisse. On établit une circulation d'eau dans cette boîte par des robinets, des siphons, par des seaux perchés sur des caisses, tant bien que mal et plutôt mal que bien. Mais à condition de rester quand marche l'alambic, il marche très bien.
Il marche très bien, mais… avouons-le, il manque totalement d'élégance, et il est plutôt encombrant ! C'est pourquoi nous décrivons d'après les excellentes recettes de la campagne de MM. Chaplet et Rousset un autre modèle d'alambic, facile à construire soi-même, d'une étonnante simplicité, et tout plein mignon. C'est une sorte de marmite à laquelle quelque ingénieux chaudronnier nous aura soudé une bordure supérieure en forme de gouttière. Laquelle gouttière supporte un cylindre de fer blanc à l'intérieur duquel on a fixé un cône. Un point c'est tout (fig. 14). En chauffant la marmite mi-pleine de vin, nous produisons des vapeurs qui, rencontrant la paroi conique refroidie par l'eau du bac supérieur, se condense. Les gouttelettes formées ainsi ne retombent point dans le liquide chaud, mais ruissellent de côté et s'accumulent dans la gouttière où l'alcool forme joint hermétique et s'écoule par un trop plein dès que la gouttière est à moitié remplie."

Les alambics sont, ou ont été, comme les les distillats : nombreux, différents, riches, beaux…

Celui-ci est toujours dans le Morvan, il est en cours de réhabilitation pour la distillation d'eaux florales par une lointaine descendante du docteur-distillateur qui autrefois utilisait cet alambic.
Mais lui-même, en fait, qu'en faisait-il ?…
alambic d apothicaire morvan xviii s

Mon premier Hydrolat

Les questions d'un jeune papa distillateur…
Mon premier hydrolateur
Bonjour, J'ai réalisé mon premier hydrolat de mélisse.
500ccm de feuilles compressées pour 1 lt d'eau
Ma question:
Quel est le lot qui renferme le meilleur hydrolat
J'ai réalisé 5 lots
lot 1 dés la sortie de la première goutte, lot 2 après 3 minutes, lot 3 après 10 minutes, lot 4 après 17 minutes, lot 5 après 30 minutes, lot 6 après 45 minutes puis arrêt à 60 minutes
Par quel moyen simple et non subjectif qualifier mon hydrolat?
merci pour votre aide
Meilleures salutations B.

Bonjour B.,
Votre inquiétude est un bon signe d'enthousiasme et disparaitra très vite avec l'habitude !
Le meilleur moyen de connaissance (et non d'information) reste les moyens organoleptiques (le nez, la bouche &c…). L'expérience continuelle et le temps sont les ingrédients nécessaires au progrès. Les informations  qui ne viennent pas de sa propre expérience sont rarement des guides fiables.
Mais pour aujourd'hui, je peux quand-même répondre simplement : D'une façon très générale il faut mettre 6 à 10 fois en eau le volume de plantes ou, pour les tous petits alambics, remplir systématiquement la marmite.
Toujours d'une façon très générale le rendement moyen tourne autour de 1 kg. de plantes pour 1 litre d'hydrolat (mais les instruments de mesures que la nature vous a donné d'utiliser et de développer vous indiqueront le bon moment pour couper la chauffe).
Pour conclure, je peux vous dire que mes tous premiers essais m'ont intrigués tout autant que vous les vôtres, et qu'ils n'ont pas été dès le début couronnés de succès !
Bonne continuation !
Matthieu

 

Alambic de balcon

Les balcons innocents…

Pensiez-vous que les paraboles que l'on voit sur les balcons des grands immeubles servent à fournir cette drogue psychique que l'on appelle la télé ? Point du tout ! Si les habitants des quartiers surpeuplés des banlieues ne sont pas nourris par la nature et le calme, ils n'en sont pas si abrutis pour autant et ces capteurs cosmiques de balcons ont peut-être une destination toute autre que que le gavage par les glou-gloussements idiots des pantins d'écrans !

Voyez plutôt :

Distiller au balcon
Le site où l'on apprend que l'énergie solaire n'est pas que utilisée par les extras-terrestres, mais aussi par les distillateurs : http://www.vaucanson.org/php5/Accueil/index.php/distilla-sun

The a la menthe ou…

Merci à Nathalie, Salomé et Samuel qui ont participés à ce projet distilation pour l'info.

Je veux m'installer…

Bonjour Matthieu, je veux devenir distillateur…

Une question qui devient de plus en plus fréquente ! :-)

D'ailleurs j'en profite pour vous rappeller que j'organise des stages distillation qui prennent en compte les aspects légaux de l'affaire, et bien sûr les aspects techniques &c… Vous trouverez les dates dans
l'agenda.

 

La dernière :

Bonjour Matthieu,
je suis l'heureux possesseur de votre livre et passioné par la distillation. Je suis actuellement en charge d'une distillerie à l'étranger et souhaite pouvoir venir installer une microdistillerie en France. Je souhaite proceder par étapes successives : je fais actuellement l'acquisition de futs, que je considere comme exceptionnels et souhaite donc faire venir du rhum mais aussi du whisky (distillé avec le même alambic que celui dont je compte faire venir bientôt) et les mettre a vieillir, le temps que je puisse avoir cet alambic.
Ma question est la suivante: quelles démarches précisement dois-je faire pour faire venir des spiritueux de l'étranger et les stocker chez moi? Je suis un peu perdu avec vos explications, et j'en suis désolé, qui partent du postulat que: je suis d'abord distillateur et je stocke. Là, je souhaite faire l'inverse pendant deux ans.
Pouvez-vous m'aider? Je vous en serai infiniment reconnaissant. Bien cordialement, JP.

Bonjour JP,

Je ne suis pas sûr d'avoir précisément compris tout votre problème, mais je peux résumer en espérant que vous y trouverez les bonnes réponses.
 
Si vous voulez monter une micro-distillerie en France avec entrepôt, que l'alambic arrive avant ou après les fûts, c'est pareil. Il vous faut présenter votre projet aux douanes avec :
 
- Un n° de siret (artisan, micro-entreprise ça va très bien).
- Une demande d'acquisition d'alambic (puisque vous le connaissez, la demande sera mise en route et finalisée avec les autres étapes).
- Une demande d'agrément de distillateur que la douane mettra en place auprès de la préfecture.
- Le plan de la distillerie.
 
Si les quantités sont limités, vous pourrez être exonéré de cautionnement bancaire (régime "petit opérateur"), cela simplifiera grandement votre installation.
Lorsque vous aurez votre agrément &c…, que les douanes vous considéreront alors comme un fraudeur potentiel, je veux dire, comme un professionnel de la distillation en règle, alors vous aurez les documents utiles pour l'importation de vos précieuses barriques élevable en suspension de droits d'accises…
Il ne vous restera plus qu'à trinquer à ma santé et profiter de la belle vie de distillateur !
 
Mais je reste à votre disposition pour toute autre question pratique en attendant.
 
Amicalement
Matthieu
 
PS. Y a t-il un douanier parmi les lecteurs qui pourrait confirmer ou compléter les infos données ? MERCI !!!
 

Congrès 2016 des bouilleurs de cru et des bouilleurs ambulants !

Le Congrès annuel des bouilleurs !

C'est comme la réunion annuelle des druides dans la forêt des Carnutes… Cette année, c'est en Normandie, haut lieu de distillation, et les rapports entre bouileurs et gabelous a certainement été l'une des sources d'inspiration pour les créateurs des aventures d'Astérix…

Cette vénérable réunion réunit les deux syndicats concernés par la distillation amateure ou artisanale : les bouilleurs de cru (FNSRPE) qui sont les amateurs passionnés, et la fédération des bouilleurs ambulants, qui sont les distillateurs qui distillent pour la plupart des premiers.

Outre les gueuletons assemblées générales de chacun des syndicats, il y aura des conférences et sans doute des dégustations…
Les visiteurs sont les bienvenus et vous trouverez les renseignements sur le site de la
FNSRPE.
Logo fnsrpe

En plus des représentants des syndicats, et peut-être ceux des douanes, il y aura aussi nos amis suisses : M. Etter, le directeur de la Régie Fédérale des Alcools vient de prendre sa retraite et ce sera son successeur Marc Gilliéron, qui représentera nos voisins. Les suisses ont toujours apportés une attention toute particulière à la production des eaux-de-vie qu'ils considèrent comme étant un élément du patrimoine national. C'est la Régie Fédérale des Alcools qui se charge de la formation et de l'information des bouilleurs familiaux, et qui est à l'origine du premier livre sur la technique de distillation "moderne" en français. Voyez plutôt : https://www.eav.admin.ch/eav/fr/home.html (si on avait ça chez nous…).

Ça tombe en pleine récolte et distillation de roses, je n'y serai donc pas malheureusement…

Alors, bon congrès !

 

La Fédération Nationale des Bouilleurs de cru et la Fédération des Bouilleurs ambulants organisent le congrès National à BAGNOLES de l'ORNE.

Les 29,30 Avril et 1er et 2 Mai 2016 à BAGNOLES de l'ORNE

Accès à Bagnoles de l'Orne

 

Combien de litres dans mon tonneau ?

A l'attention des nouveaux controleurs des douanes qui ont parfois du mal à s'y retrouver dans l'univers fascinant de l'entrepôt du distillateur…

 

(…) Voici la table pour calculer le volume de liquide que contient une barrique…

 

Calcul du remplissage des barriques

(la même en PDF : Calcul du remplissage des barriquescalcul-du-remplissage-des-barriques.pdf (820.61 Ko) )

 

Pour t'en servir tu dois mesurer avec une tige la hauteur du liquide (le "mouillé") ainsi que la hauteur jusqu'à la bonde.

Tu divises la première par la seconde ce qui te donne un nombre dont tu prends les premiers chiffres après la virgule.

Dans la table, ce nombre correspond à un autre que tu multiplies par le volume total de ta barrique.

Exemple:

Si tu as 50 de hauteur totale et 40 de mouillé, 40 / 50 = 0,80

80 correspond à 8764 sur la table.

Si ta barrique fait 120 litres, alors 8764 X 120 = 1051680

Tu gardes les 3 premiers chiffres et tu as la quantité de liquide, soit 105 litres dans l'exemple. (…)

 

La calcul a l'air assez simple (!), mais pour moi la barrique reste un récipient à l'hermétisme insondable…

 

Merci à Quentin Le Cléach (http://www.atelier-du-bouilleur.fr/) et à Philippe Cayrol (http://www.groupeudm.com/) pour cette table et le mode d'emploi !

Coincer la bulle

L'Automne, un temps pour buller…

 

Photo bulleur

Et en action : Bulleurbulleur.mov (387 b)

Cet ingénieux système qui permet de voir le déroulement de la fermentation dans le tonneau qui reste secret tout en évitant les explosions qui sont toujours salissantes dans la distillerie.
Il est très utilisé dans les pays où l'on distille principalement des grains (Belgique en tête). Cette photo est prise au Canada, qui est un pays riche du mélange des traditions françaises et anglo-saxonnes et qui connait un fort renouveau de la distillation artisanale, nous auront l'occasion d'en reparler…

Le bulleur demande d'être hermétique et il est préférable de ne pas avoir à bouger le bidon pour éviter les fuites. Personnellement, comme je ne suis ni ordonné ni bricoleur, j'ai toujours préféré fermer mes tonneaux avec un simple couvercle qu'il ne faut pas oublier d'ouvrir de temps en temps pour admirer la fermentation en action et pour laisser le gaz carbonique d'échapper.

Les distilleries pros préfèrent souvent un troisième système pour fermer les cuves mises en fermentation qui est sûr et simple d'emploi, c'est la cuve à chapeau flottant (avec un joint hydrolique, comme les chapiteaux de certains vieux alambics).

Le chapeau flottant, pour moi, c'est l'idéal pour faire-mon-thé, mais ce n'est pas trop le sujet ici, pardon…

ps., si ma vidéo ne fonctionne pas encore, c'est que la fermentation n'a pas encore commencée, heu, je veux dire, je vais essayer de réparer ça…

Pour nettoyer son alambic : la pariétaire

Pariétaire


À l'automne, dans certaines régions comme la Drôme provencale, il existe certains distillateurs traditionnels qui distillent les plantes aromatiques l'été, la lavande surtout, et remettent les marmites en chauffe à la morte saison pour les fruits. Dans ces régions, on trouve un type d'alambic particulièrement adapté pour ces types de distillations assez différentes (un bain-marie traditionnel pour les fruits, qui permet éventuellement l'injection de vapeur dans la cuve pour les huiles essentielles). Malgré tout, il n'est pas toujours très heureux de distiller de la poire après avoir terminé sa saison de lavande (la gnôle supporte assez mal les parfums de prairies !).

De l'un de ces bouilleurs ambulants habitué à ces pratiques infernales (il faut travailler l'été et l'hiver !), j'ai appris comment nettoyer efficacement mon alambic : entre les distillations différentes : il suffit de faire une chauffe de pariétaire. La pariétaire, souvent appelée "casse-muraille", parfois "Herbe à bouteille" (mais je ne sais pas pourquoi) contient de la potasse (salpêtre) qui est peut-être responsable du nettoyage réellement efficace.


La pariétaire se trouve un peu partout au pied des vieux murs, c'est une petite plante vivace, un peu poisseuse, très commune.
On en met une certaine quantité dans l'eau ou dans la marmite si on distille à la vapeur, on distille, on peut rincer mais le nettoyage est très efficace : toutes les odeurs ont disparues comme par enchantement.
Il m'est même arrivé d'utiliser la pariétaire pour nettoyer un alambic après une passe de laurier (qui a une odeur encore plus tenace que la lavande) pour ensuite distiller de la rose avec succès.

J'ai entendu dire que certains utilisent la prêle en place de la pariétaire. Je n'ai jamais essayé. Dans ce cas, on peut penser que c'est la silice de la plante qui sert d'abrasif.

Parie taire 2Une touffe de pariétaire

Essenciers

Mon ami Emmanuel Dalla Favera, collectionneur, distillateur, et restaurateur d'alambic à partums du pays de Digne fabrique des petits essenciers, ou vases florentins, en cuivre.

Essencier petit modèleEssencier grand modèle

 

Il propose 2 modèles : Le premier, photo de gauche, fait 85 cl pour alambics de 0 à 15 litres et le second, photo de droite, fait 215 cl pour appareils de 15 à 30 litres. Il est possible de faire plus gros sur demande.

Le morceau de sucre sur les photos, c'est pour l'échelle, pas pour le canard !

Le prix est de 40-45euros pour le petit et 50-55 euros pour l'autre + port.


Pour voir le travail de restaurateur et de collectionneur de Manu, voyez cet article : http://www.devenir-distillateur.com/blog/les-plantes-aromatiques-et-medicinales-pam-distillation-et-autre/une-magnifique-collection-de-materiels-de-distillerie-de-lavande.html

Contact : Emmanuel Dalla Favera : dalla-favera.emmanuel[voussavezquoi]orange.fr

Mise à jour du 27 avril 2015 :

Voici, à droite, un nouveau modèle avec entonnoir :

Essenciers, 2 modeles

PS de septembre 2016 :
L'on vient de m'envoyer un lien vers un autre fabricant d'essenciers, en Russie. Alors pour les distillateurs de pin de Sibérie : http://alambik.com.ua/vspomogatelnye-materialy-i-oborudovanie/302-razdelitel-dlya-efirnogo-masla.html
Si vous essayez, vous me direz !

Stage distillation à Autignac

Deux jours à la distillerie d'Autignac

                                                         Martial Berthaud, aux manettes de sa machine spatio-temporelle…

Martial explique la distillationLes 13 et 14 septembre 2014, j'ai donné une formation distillation d'eaux-de-vie/Spagyrie dans les locaux de l'Atelier du Bouilleur, dans la distillerie coopérative d'Autignac, au nord de Béziers, qui appartient à l'Union des Distilleries de la Méditerrannée (UDM).

Il s'agit de mon ancien atelier qui est maintenant tenu par Martial Berthaud et Quentin Le Cléac'h, et qui distille vins de Faugères et d'ailleurs, fruits et tout ce qu'un bouilleur de cru d'aujourd'hui peut imaginer pour satisfaire sa passion pour les spiritueux maison.

Le programme était : une journée de distillation de vin autours d'un alambic à repasse, très simple. Techniques de fermentation, distillation &c… jusqu'à la dégustation finale des productions des participants (eaux-de-vie, liqueurs, et même quelques huiles essentielles et hydrolats).
Nous avons commencé le second jour devant un Kethar marocain (distillation de romarin) à parler de l'histoire de la distillation et des pratiques connues dans le monde, différents systèmes de distillation, différents spiritueux, différentes essences en tentant d'enrichir notre pratique, professionnelle notamment, de ces expériences très multiples.
Après un apéritif alchimique à base d'eau et de soleil dont vous trouverez la recette ici, nous avons réalisé un élixir spagyrique d'Absinthe, ce qui demanderai un peu plus qu'une petite journée, mais on a fait avec ce que l'on a pu, et je crois que tout le monde était plutôt content. L'élixir a été gouté en fin d'après midi sous la forme de granules homéopathiques.
Nous avons abordé d'autres travaux alchimiques qui peuvent intéresser les distillateurs/liquoristes ou autres tels que la pierre du vin, qui est un véritable viatique, ou d'autres voies plus fameuses.

C'est toujours un grand plaisir que de faire ce programme improbable qiu va du bouilleur de cru à l'alchimiste, car ces passionnés respectifs ne communiquent pas souvent alors que leur rencontre est réellement enrichissante pour tous. Les participants avaient d'ailleurs chacun des centres d'intérêt penchant plus pour les spiritueux pour les uns et pour les spirituels pour les autres, ce qui, présenté comme cela, montre une certaine appartenance à la même grande famille.

Les documents suivants ont été remis aux participants et vous pouvez les télécharger gratuitement en gardant à l'esprit que ce sont des supports de stage, et la pédagogie n'est pas celle d'un cours par correspondance ou d'un livre.

Histoire croisée de la distillationhistoire-croise-e-de-la-distillation.pdf (3.36 Mo)

1 initiation a la spagyrie et aux médecines alchimiques1.-initiation-a-la-spagyrie-et-aux-me-decines-alchimiques.pdf (174.4 Ko)

2 initiation a la spagyrie2.-initiation-a-la-spagyrie.pdf (140.79 Ko)

Pour un résumé de la technique de distillation à repasse, vous pouvez vous reporter aux pages de "l'alambic" données sur ce site, et particulièrement ici :

La distillation illustrée 1

La distillation illustrée 2