Billets de croquignole

Tutti-frutti

La goutte, le schnaps, la vodka &… sont des termes génériques désignant l'eau-de-vie, l'eau bénite de Saint Patrick (Whisky Beata). Les alsaciens ont même l'habitude de désigner par schnaps le tonneau qui contient un peu tous les fruits, les restes en quelque sorte.

L'art de l'assemblage qui est commun chez les vignerons du sud de la France (assemblage de cépages) ou, dans un autre registre, l'art du bouquet que maitrise le parfumeur, n'a pas vraiment d'équivalent dans la distillation des eaux-de-vie de bouche sinon quand il s'agit d'assembler différentes barriques de Cognac ou de Whisky. C'est sans doute parce que l'on recherche dans les alcools, les alcools blancs surtout, une pureté et une clarté qui excluent facilement les mélanges d'arômes.

C'est parfois dommage de fermer une voie de recherche dans ce domaine. Je donne dans mon livre (P. 246) la recette d'un mélange de fruits destiné à produire une eau-de-vie blanche, fruitée, dont l'équilibre a été recherché à la manière de l'œnologue : acidité, sucrosité, fraicheur… Cette recette comprend 4 fruits : figue, raisin, pomme, grenade.

D'autres recettes sont en cours d'élaboration, les mélanges roses/muscat notamment, eaux florales + alcools, ou, plus proche de la composition des parfums, des assemblages de plantes macérées dans l'alcool (mais finalement rien de neuf là-dedans : voyez ma recette d'absinthe donnée sur ce site qui est proche de cette démarche).

Avez-vous des recettes ou des expériences dans le domaines de la composition de recettes d'eaux-de-vie ?

le mélange doux et acidulé pommes-grenades

L'Atelier Public de Malain (Côte d'Or)

L'Atelier de distillation de Malain, en Bourgogne, est tenu par le Guizou, "Bouilleur Ambulant" de 79 ans.

L'alambic est équipé d'un bain-Marie et d'une lentille de rectification style Deroy qui permet de distiller des fruits délicats en une seule chauffe.

L'alambic à bain-Marie de Malain (21)

                                                  L'Alambic de Malain

 

Le Guizou ne supprime jamais la tête, il arrête la distillation quand l'alcoomètre indique environ 30° et que le distillat (c'est-à-dire la goutte elle-même) fait 50°.

C'est une technique à l'ancienne, qui permet de limiter au maximum les pertes d'alcools, et qui s'adresse à des buveurs confirmés… De cette manière, on ne rajoute pas d'eau pour descendre le degré, ce qui donne une certaine cohérence à cette technique que personnellement je ne pratique pas (je suis partisan d'écarter les têtes et les queues du distillat et de descendre le degré avec une eau de source choisie).

Les bouilleurs de cru de Malain, pendant la chauffe… Au centre des bouilleurs de cru de Malain : Le Guizou

 

 

 

 

 

Les Bouilleurs de Cru de Malain ne s'ennuient pas pendant la distillation…

L'atelier de Malain fonctionne pendant 2 ou 3 semaines chaque année en décembre ou janvier, les bouilleurs de cru sont souvent membre du syndicat des récoltants de fruits (FNSRPE).

 

Merci à Alain, un bouilleur de cru de Malain, pour ce témoignage, et au Guizou pour son travail…

Démaquillant régénérant de la peau

Démaquillant & régénérant de la peau

Aujourd'hui, c'est ma compagne Claire Vergnaud, l'aromatologue de la maison, qui nous donne sa recette de démaquillant des yeux à base d'hydrolats.
On utilise 1 volume d'hydrolat de camomille, 1 volume d'hydrolat de rose, 1 volume d'hydrolat de bleuet, et 1 volume d'huiles végétales. Ces huiles sont un mélange à parts égales d'huiles de jojoba, de ricin, et de macadamia. les quelques ingrédients nécessaires

C'est très simple :                                                                                              on mélange les hydrolats,

Claire défie les lois de la pesanteur…

 

 

 

 

 

 

          on rajoute les huiles,

                                                                                                                                                                         on secoue,

   on essaie…


Il est possible de faire une formule très simplifiée avec l'un ou l'autre de ces hydrolats, et l'une ou l'autre de ces huiles, dans les mêmes proportions eau/huile. Par exemple : 3 parts d'hydrolat de bleuet, 1 part d'huile de jojoba.

J'aurais bien rajouté une part de teinture alcoolique de racines de chélidoine (voir l'ALAMBIC p. 249), mais Claire me l'a défendu (c'est vrai que c'est un peu aggressif si l'on s'approche trop des yeux), cette teinture s'applique autour des yeux et renforce la vue.
À propos du bleuet, il est amusant de noter que cette fleur se nomme Khöl en hébreu, ce qui se rapproche de la poudre à base d'antimoine ou de galène que prépare les arabes pour se protéger les yeux justement.

Extrait de "Hydrolats et eaux florales" Claire  Montésinos

                                                            (photo : Étienne Fournier. Extrait de hydrolats & eaux florales de Claire Montésinos)

EAUX FLORALES & HYDROLATS par Claire Montésinos

Notre amie Claire Montésinos, distillatrice connue des lecteurs de L'ALAMBIC (voir au chapitre La distillation des essences pp. 168 à 178) vient de publier une petite étude très pratique sur les hydrolats.

La distillation des hydrolats est une part importante de la distillation des plantes médicinales, mise un peu en retrait depuis la vogue -justifiée- de l'aromathérapie, laquelle met l'accent sur les huiles essentielles au détriment de nos eaux thérapeutiques.
Les hydrolats, ou eaux florales, sont pourtant connus et utilisés depuis très longtemps. Ils offrent de nombreux avantages sur les essences (les huiles essentielles) : ils sont moins aggressifs (certaines essences peuvent être dangereuses et toutes demandent une bonne connaissance de cette "médecine douce"), ils coûtent moins cher à la fabrication, et surtout (c'est le point important pour moi), ils peuvent être élaborés chez lui par l'amateur avec peu de moyens et constituent ainsi une bonne initiation à la distillation des plantes aromatiques.


eaux florales et hydrolats, par Claire Montésinos aux éditions solaure (octobre 2010) présente l'histoire (parfois un peu approximative, mais c'est mineur) de la distillation, les techniques de cueillettes sauvages (sites, qualité des plantes, parties distilléees, séchage…), les procédés de distillation.

Suit une étude détaillée sur la biochimie des hydrolats, leur usage général, et enfin, une fiche pratique détaillée de 35 plantes courantes de la Drôme.


Un excellent petit volume pour ceux qui sont tentés par la distillation des plantes, ou la partie douce de l'aromathérapie.
93 pages brochées 14 X 21,7 cm.

17,50 € à commander à :

Courrier électronique : solaure.drome@orange.fr
Courrier postal : 
SOLAURE 
Quartier La Louine 
26310 BARNAVE

Bonne Année 2011 !

C'est le moment ! comme chaque 31 décembre, le moment est venu de donner l'inventaire de mon stock d'alcool à mes douaniers, heu, je veux dire, de souhaiter à mes amis et proches, ou lointains, une magnifique année 2011, pleine d'esprit-de-vin et de spirituosité !

Comme chaque maux a son remède, notre époque quelque peu incomfortable et insécurisée voit le nombre d'amateurs du serpentin se déveloper insensiblement (du côté des bouilleurs de cru nouveau régime en tout cas), et le législateur, dans sa suractivité sans modération a négligé la ponte d'une réforme compliquant notre passion… au moins, pas de baisse de degré de ce côté là…

Bonne année donc à nos ainés, les quelques 100 000 bouilleurs de crus privilégiés qui distillent encore leurs 1000°, ainsi qu'à leurs 500 à 600 bouilleurs ambulants dont la moitié environ participe à la vie du syndicat national des bouilleurs ambulants (nous en saurons plus sur ce syndicat très bientôt puisqu'il est sur le point de lancer son site internet -je vous tiendrai au courant). Bonne année également aux 15 000 bouilleurs de crus qui distillent eux-même sous l'égide de la FNSRPE (ceux-ci le plus souvent n'ont pas le privilège et ils distillent eux-même dans le cadre d'ateliers communaux). Bonnes années cette fois au nouveau site de la Fédération régionale des bouilleurs de crus de Franche-Comté Bourgogne qui éclôt aujourd'hui même ! (c'est l'une des associations qui forment la FNSRPE).

Bonne année aux passionnés de la distillation sous toutes ses formes, dont certains œuvrent jours et nuits à l'avancement de notre science !

Très bonne année enfin à l'administration des douanes dont le travail, s'il ne suffit pas à renflouer les caisses de l'état, contribue quand même à limiter l'enthousiasme parfois excessif pour le flacon dont il n'est jamais très bon qu'il déborde…

 

Bonnes cuites 2011 à tous ! Ainsi coule la vie…

Matthieu

L'Absinthe au parlement !

Tous les amateurs d'Absinthe savent que la Fée Verte a été interdite le 16 mars 1915.

Mais tous ne savent pas quand et comment elle a été réintroduite en France (en effet, tout le monde n'a pas lu L'ALAMBIC, l'Art de la Distillation, le livre qui révèle tout sur la Fée Verte…).

En résumé, un distillateur liquoriste de la Région de Pontarlier fabricant d'absinthe pour l'exportation s'est un jour rendu compte que l'interdiction de notre Fée ne reposait pas sur des bases juridiques solides, le taux de thuyone maximum autorisé par la législation actuelle étant actuellement nettement supérieur à ce que l'on trouve dans notre apéritif préféré, une interdiction semblait aujourd'hui impossible : la relaxe s'imposait… La relaxe, mais pas la reconnaissance ! Aucune loi ne proclamant la bonne nouvelle. L'absinthe n'était certes plus interdite de fait, mais n'était pas non plus autorisée. Ce no man's land juridique se traduisait par la possibilité de vendre une boisson correspondant au fameux apéritif, seule l'appellation restait tabou… Résultat, nous pouvions boire des "Versinthes", des "Absentes", des "Fées" et des "Chandelles" Vertes autant qu'on voulait, mais de l'ABSINTHE… Woualou !, rien…

La Suisse, dont l'administration semble être moins complexée que la nôtre (ou bien, une pratique traditionnelle de cette boisson aux nombreuses vertus en a amélioré les performances de manière appréciable) avait déjà levé tout interdit dès que la logique semblait l'imposer (en 2005).

MAIS…

Spirit express, qui relaie les infos relatives au commerce de spiriteux nous a posté le 17/12/2010, soit 8 jours avant le moment habituel pour les cadeaux, la bonne nouvelle suivante :

 

L’absinthe légalement ressuscitée

Après la fin, le retour!

zoom

Mercredi soir le Sénat, en seconde lecture, terme de la navette parlementaire, a mis fin à une hypocrisie.

L’absinthe française comme celle de Pontarlier, qui est vendue en Allemagne ou en Suisse sous cette appellation, sans circonlocution, pourra désormais aussi en France, s’appeler absinthe comme partout.

Si l’événement est d’importance au regard de l’histoire de la mythique boisson, il ne représente qu’un alinéa parmi la quarantaine que comporte dans la « Proposition de loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit » le chapitre VI portant sur les « Dispositions d’amélioration » qui parle aussi bien de navigation internationale que de divorce, d’affichage électoral que de vente de produits nucléaires.

Absinthe noyée donc, mais qu’importe, pourvu qu’on ait l’ivresse de la résurrection !

Lire demain dans nos éditions papier l'article de Pierre DORNIER

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Cet article a été publié par l'Est Républicain le 16/12/2010

http://www.estrepublicain.fr/fr/a-la-une-aujourdhui/info/4327556-Franche-Comte-l-absinthe-legalement-ressuscitee

Voici l'adresse du site de Spirit Express www.ciedv.org

      Allez, pour fêter ça, je vous donne on line la recette secrète publiée dans mon livre tant de fois cité et recommandé sur ce site enthousiaste, recette disais-je donc, mise au point de suspension par mon vieux frère (in spiritus) Joël Albert, l'Enfant de chœur de la Sainte Abbée, formule que nous utilisions fréquemment avant l'invention du réfractomêtre alcoophobe dont est maintenant toujours doté notre fière cavalerie de pointe (mais pas de pointe d'humour en tous cas…)…

Bref, voici la formule (que vous pouvez retrouver parmi mille autres entre les pages 86 et 93 de "l'ALAMBIC", avis aux amateurs !)

Pour 100 litres du meilleur esprit de vin à 80° : faire macérer 8 jours (mais 48 heures est suffisant) les plantes suivantes :

Grande absinthe : 500 g., armoise : 2 kg., vanille : 2 gousses, graines d'angélique : 200 g., racines d'angéliques : 200 g., mélisse sèche : 100 g., mélisse fraiche : 400 g., citronelle sèche : 200 g., menthe poivrée : 250 g., menthe velue : 250 g., aneth : 200 g., badiane : 10 étoiles, citron : 2 zestes, fenouil rapé : 2 (700 g.).

Faire macérer, filtrer : c'est prêt ! ou, pour les puristes, distiller (en ajoutant un peu d'eau pour faciliter l'opération : distiller de l'alcool aussi fort est une opération délicate !). Le distillat sera évidemment blanc, on peut le colorer avec l'armoise (dans ce cas, on peut réduire la quantité d'armoise de la formule).

Cette recette, spécialement élaborée en souvenir d'Alfred Jarry, ne trouble pas excessivement l'eau : sa composition est peu anisée. C'est un amer, au goût du XIX° siècle (c'est-à-dire, avant l'avènement du Pastis et des boissons douces et sucrées actuelles).

ne pas déranger pendant la préparation rituelle de la Fée Verte svp…

                                                                                                                                                              (passez la souris sur l'image)

     Alors  champagne donc,

     À vos pelles donc, et à la santé de la Fée Verte !

Eau de Rose

Un ami prof de français fait étudier Le Parfum de patrick Suskind à ses élèves de 2°, il m'a demandé d'intervenir dans sa classe pour présenter mon point de vue en tant que distillateur.

Pour mieux réunir mes idées sur cette intervention, j'ai distillé quelques pétales de roses séchées ramenés de mon dernier voyage au Maroc :

 

Alambic à tête de Maure (distillation d'eau de rose)

J'ai utilisé un petit alambic à "Tête de Maure" chauffé au bain-Marie à l'huile. La quantité de pétales disposés dans le récipient est trop faible pour avoir une eau de rose de bonne qualité, mais ça met dans l'ambiance…

Je reviendrai au printemps sur ce système d'alambic avec la distillation au soleil…

PS. Je complèterai cet article avec le compte-rendu de cette intervention avec les élèves.

Feu Patrice Partamian

Décidément, cette rubrique qui est consacrée à l'étude de la vie est marquée par la mort…   Symbole du cercle Herbarius

Le blog de notre ami Salazius d'Artigné nous apprend le décès de Patrice Partamian, animateur du cercle Herbarius, groupe de spagyristes dont vous trouverez les principes de base par les liens donnés sur son site http://dartigne.blogspot.com/2010/12/depart-de-lalchimiste-patrice-partamian.html.

 

La spagyrie est chez Partamian une méthode pour la préparation de médecines naturelles, principalement à base de plantes.

La distillation des alcools et des plantes aromatiques est une technique très importante en spagyrie, ce qui justifie sa présence en ces pages…

Alambics pour sorcières

Une certaine Lili, sorcière médiévale et lectrice de ce blog me demande conseil sur les techniques modernes en matière de distillation… Modernes, mais adaptées à son époque, bien sûr.

La principale différence en matière de distillation au Moyen-Âge et notre époque quelque peu plus éloignée de la Première Goutte qui fît le monde est la réglementation qui impose au distillateur un statut de professionnel (je dis ça pour rappeler que la possession d'un alambic, même petit, même destiné à la distillation d'huiles essentielles ou d'eaux florales, est soumis au contrôle des douanes et de ce fait réservé aux professionnels).

Voici sa question :

bonjour
je travaille sur les marché medievaux en tant que "sorciere - herboriste" :o)
et j'aimerai ajouter une corde à mon arc avec un alambic ( un petit pour la demonstration )
mais comment etait il fait à cette epoque ? en verre comme les alambics d'alchimistes? en cuivre ? ( mais travaillait on ce materiau a l'epoque?)
voilou j'espere que vous pourrez me renseigner
merci

Avant d'aller plus loin, j'encourage Lili et tout les lecteurs à lire mon livre qui décrit l'évolution de l'alambic depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, avec les beaux dessins de Cécilia Chauvet. En plus, c'est bientôt Noël alors, pensez aux cadeaux…

Voici quand même quelques une des illustrations du livre de John French The Art  of Distillation, 1651, Il est un peu postérieur au Moyen-Âge certe, mais ça donne quand même une idée sur cette époque très riche.

Illustration de couverture de l'Art de la Distillation

 En couverture du livre de John French, un Pélican, qui réabsorbe son propre distillat. Cette opération ne permet pas de séparer, mais de transformer une matière par distillation. Technique utilisée en alchimie et en spagyrie (spagyrie : séparer & réunir)

à droite : un alambic dont le chapiteau est très certainement inspiré des chapeaux de sorcières…

alambic "chapiteau de sorcière"

 

 

 

 

Celui-ci servait peut-être à la distillation de résines

 

 

Ce genre de construction en brique se voit encore aujourd'hui dans les Charentes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

celui-ci distille des portions individuelles… à Bain-Marie

en haut : apparition du réfrigérant dans un tonneau

rectification par distillations successives

Un tonneau pour la rectification, un second pour le refroidissement des esprits Pensez à emmener un alambic lors de vos vacances en mer… Distillation solaire, système de Cyrano de Bergerac ("L'Autre Monde ou les Estats et Empires de la Lune" 1657) Modèle pour liliputiens

Une colonne pré-industrielle

Distillation par capillarité (très économique !)

Sorcières au bain & hammam (à moins qu'il ne s'agisse du supplice réservé aux sorcières fraudeuses ?)

 

(pointez la flèche sur les images pour lire la description)


Enfin, pour revenir à notre époque, voici un système fabriqué en Afrique du Nord qui ne permet pas pas de distiller d'alcool (son réfrigérant n'est pas assez performant) et qui donc, n'est pas un alambic (et donc, n'est pas réglementé !!!). Il permet de distiller des hydrolats, voire quelques huiles essentielles.

C'est l'instrument idéal pour la sorcière moderne…

appareil pour les eaux de rose, de romarin &c…

(désolé, je vous fais encore tourner la tête… décidément, mon truc c'est l'alambic, pas l'ordinateur !)

Shampooing tonique du cuir chevelu

Cette fois-ci, c'est mon ami et voisin Gérard Claeys qui fourni la recette : il s'agit d'un shampooing traitant contre la chute des cheveux.

Gérard est aromatologue, il élabore des formules, enseigne l'aromathérapie, conseille &c… vous en saurez plus en visitant son site : http://gerard.claeys.perso.sfr.fr/.
En fait, je lui avais présenté la formule d'un shampooing miracle qui fait repousser les cheveux, mais cette recette alchimique a le petit inconvénient de ne pas faire repousser que les cheveux (à cause de son odeur quelque peu repoussante en effet, ceux qui connaissent certaines de mes préparations auront deviné) et, très charitablement pour les lecteurs de ce blog, Gérard a proposé d'élaborer une formule plus agréable à base d'hydrolat de romarin et d'huiles essentielles.


Les ingrédients se trouvent tous chez aromazone, le fournisseur incontournable de matières premières pour les préparations aromathérapeutiques ou cosmétiques. Aromazone est aussi remarquable pour la généreuse publication de recettes et de conseils pour la fabrication maison de médecines ou de cosmétiques. On doit à ce magasin le renouveau de la fabrication maison de produits de soins et de beauté, ce qui reste autorisé dans une société où la fabrication artisanale devient extrèmement difficile à cause de l'évolution des normes (pour votre sécurité…).


La fabrication de cosmétiques ou produits de soins tels que ce shampooing est intéressante notamment parce qu'elle permet de se familiariser avec le travail du laboratoire maison et est une bonne introduction à la préparation de médecines douces telles que les élixirs floraux de Bach, la phytothérapie ou l'homéopathie.


Voici la formule :

- base moussante douceur 40%
- douceur de coco 5%

mélanger au fouet et chauffer légerement

ajouter l'hydrolat de romarin dilué par moitié avec de l'eau de source petit à petit en mélangeant délicatement
la partie aqueuse hydrolat+eau= 50 %

Ensuite, on ajoute les actifs

- les actifs huiles essentielles 1% ( cèdre, romarin cinéole, sauge officinale, palmarosa, genévrier)

- les autres actifs huile de jojoba 2%

- extrait d'ortie   2%

ajoutez 20 gouttes de pépin de pamplemousse par litre de shampooing fabriqué

Résumé pour 1 litre de shampooing fabriqué

400ml base douceur
50ml douceur coco

250 ml hydrolat de romarin
250 ml eau de source
20ml  huile de jojoba
2ml cèdre
2ml romarin cinéole
2ml sauge off
2mlpalmarosa
2ml génévrier

20 gouttes de pamplemousse

 

Fabrication de l'extrait d'ortie

900ml eau bouillie
100 gr d'ortie séchée
infusion 10 mn filtrer

ajouter 40 gouttes de pamplemousse pour la conservation

 

1 ml. d'HE équivaut à environ 30 à 35 gouttes.